Paris à tout prix

Paris à tout prix
2013
Reem Kherici

Jamais vu autrement qu’en bimbo en tenue ultra sexy, celle qui a fait ses débuts comme comique sur Canal nous arrivait il y a deux ans dans sa toute première réalisation qui sentait le classique retour aux sources en mode « bah finalement mes origines sont pas si mauvaises ». La médiatisation dépassait de loin le seuil de tolérance, et même si le maintien fut bon, ce qui est assez classique en été, le succès fut modéré (un peu plus d’un demi-million d’entrées). Donc oui, ne vous attendez pas à un film qui cherche plus loin que ses prémices, mais c’est assez drôle.

Styliste encore en essai dans une boîte de mode, la vie de Maya (Reem Kherici) était splendide entre sa réussite de chaque instant et son quotidien excitant. Elle se pensait sur son petit nuage, mais lorsque des flics, ayant constaté que son titre de séjour n’était plus en règle, lui ont annoncé qu’elle sera expulsée au Maroc, son monde s’est effondré. La voilà retombée dans le tiers monde, entourée de pecnots repoussants, alors même qu’un poste en CDI dans son agence allait se libérer.

Bon alors comme prévu, elle va se rendre compte au bout d’un moment que sa famille lui manquait en fait, et que la vie sur place c’est pas si mal, mais elle va quand même réussir à retourner à Paris, parce que faut pas déconner quand même, et grâce à son séjour elle va avoir l’idée du siècle, obtenir le poste et méga youpi c’est génial. Oh la la, je suis abasourdi par un tel scénario complexe et enrichissant. Mais bon, le film est avant tout une comédie, et pour nous faire rire le film y arrive plutôt bien. On a une belle gestion des guests entre Philippe Lacheau qui fait son gamin capricieux et pantouflard, Stéphane Rousseau en maître de la mode, Shirley Bousquet en pétasse aguicheuse, Florence Foresti en hôtesse snobinarde, Lionnel Astier en ambassadeur, ou encore François-Xavier Demaison en avocat délaissé. Tous ont un rôle sur-mesure, avec à la clef une ou plusieurs apparitions des plus efficaces. Globalement l’humour du film est fin et dans l’air du temps, un peu dans la veine décalée de Fatal et autre Babysitting. Du bon du lourd donc, mais l’univers de la mode n’est pas assez exploité, les terres marocaines pas spécialement mieux, et le scénario ne brille décidément pas. Mais après tout, cela suffit bien.

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