Nos jours heureux

Nos jours heureux
2006
Eric Toledano, Olivier Nakache

Dès leur deuxième collaboration en tant que réalisateurs pour un long-métrage, le désormais célèbre tandem Toledano / Nakache rencontrait déjà le succès, engrangeant près de 1,5 millions d’entrées, un exploit compte tenu du faible démarrage du film, qui s’est construit sur le bouche-à-oreille. Il faut dire que le thème du film n’y est probablement pas étranger : les colonies de vacances, temps fort dans la vie de beaucoup de ceux y ayant participé, et jamais représenté au cinéma.

Le film prend place en 1992, à la belle époque où la législation était encore plus ou moins vivable et la paranoïa latente mais pas écrasante. Sur le quai d’une gare parisienne, au départ pour une belle colonie dans un magnifique château spacieux possédant son propre cuisinier (Jean Benguigui), Vincent (Jean-Paul Rouve), chef de la colo « Ces jours heureux », accueillait sa petite équipe (Marilou Berry, Omar Sy, Lannick Gautry et Joséphine de Meaux). Au programme, des imprévus, des bourdes, des emmerdes, mais beaucoup de bonnes surprises aussi.

Parce que déjà l’action se déroulait quatorze ans avant le film, certains problèmes actuels ne trouvent pas du tout écho, à commencer par les portables et autres gadgets électroniques. De plus, sans compter le calme relativement exemplaire des enfants, on compte six animateurs en plus du directeur pour un total d’enfants inférieur à 30, soit un taux d’encadrement ahurissant. Normalement, en plus du directeur, il devrait y avoir trois voir quatre animateurs maximum. Donc avec le décor enchanteur, aucun soucis de transport, d’infrastructure ou de matériel, des enfants bien élevés et un fugueur comme seul réel problème, c’est très loin d’être représentatif. Mais bon, l’ambiance est festive, les intervenants sympathiques (on retiendra notamment le correspondant belge), les dialogues presque bons, et pas mal de gags fonctionnent à merveille. Ça reste très facile, peu approfondi, et certains acteurs passent mal, surtout les actrices en fait, mais on s’amuse à moindre frais. Il y avait mieux à faire avec un tel sujet, mais faute d’alternative (il y a tout de même des exemples similaires et plus aboutis, comme Moonrise Kingdom) on s’en contente, le film restant un bon divertissement.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.