Cops – Les Forces du désordre

Cops – Les Forces du désordre
2015
Luke Greenfield

Joli succès de l’été dernier aux Etats-Unis avec 82 M$ engrangés, le film aura mit cinq mois à débarquer chez nous, ce qui n’est jamais bon signe. Encore une comédie américaine lourdingue qui ne supportera pas l’écart culturel ? C’était à prévoir, mais le thème pouvait être fort sympathique, et il l’est, mais c’est malheureusement aussi ce qu’on pouvait craindre : une comédie bien grasse.

Invités à une fête des anciens de leur lycée, Ryan et Justin vont se ramener à la soirée déguisés en agents de police, ayant confondu costume exigé (classe) et bal costumé. Un mal pour un bien tant les choses vont tourner à leur avantage : tout le monde va les prendre pour des vrais flics, et l’effet sera des plus plaisant. Ils sont la loi, ils ont le pouvoir et l’autorité, et cela ne laisse pas les femmes indifférentes. Sous le coup de l’adrénaline, ils vont se prendre au jeu et s’embarquer dans de vraies affaires, impliquant de vrais criminels bien réels et dangereux (Andy Garcia).

Le fantasme de l’uniforme marche dans les deux sens : il est impressionnant pour les autres, mais pour soi aussi. Avoir une arme dans sa main, représenter la loi et être la main de la justice, ça donne des frissons, le vertige même, et en abuser salement est terriblement jouissif. Le film l’a bien comprit et le restitue efficacement, mais pas très sobrement. Bon, d’un autre côté faire le kéké et faire preuve d’un amateurisme ahurissant, cela participe à rendre le film divertissant et drôle, mais moult fois le film bascule dans le mauvais goût. Deux trois grasses en dessous de la ceinture, à la limite, mais pas si c’est pour un gag où un gros vient foutre ses boules sur le front du black. Sexuel oui, mais pas obscène. Pareillement, la démesure peut faire son petit effet, même dans une gratuité totale, mais pas si c’est au détriment de la cohérence. Le film a donc ses bons moments et l’idée première est pas mal amusante, mais ça reste bien con sur les bords.

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