Tracers

Tracers
2015
Daniel Benmayor

Popularisé en France avec Yamakazi puis progressivement implanté dans le reste du monde, la discipline urbaine ultra sportive qu’est le Parkour, course libre et acrobatique se servant des immeubles et autres obstacles comme chemin, revient avec un tout nouveau film sorti il y a déjà quelques temps en France, sans grand succès, et le reste du monde ne l’a même pas accueilli. Il faut dire qu’embaucher le Jacob de Twilight ne permet pas de faire des économies en supprimant le poste de scénariste, sinon ça se paye.

Après avoir salement tenté une reconversion comme agent secret dans Identité secrète, le loup-garou Taylor Lautner campe ici Cam, petit con qui a emprunté à un dangereux mafieux asiatique, pour des raisons non moins débiles. Pour payer ses dettes, il jouait jusqu’alors les coursiers casse-cou en vélo, mais suite à une rencontre, sa passion et gagne-pain deviendra le Parkour. À pied, pas de contraintes, pas de limites, on trace.

Le scénario du film est tout simplement affligent : un type doit de l’argent, sombre dans la délinquance pour payer ses dettes, ça marche super bien malgré quelques accrocs, mais au final ça part en vrille parce que le type veut, encore, se taper la copine de son boss. Deux fois d’affilées, c’est d’autant plus insupportable, surtout que nul passage en prison ou élaboration d’un vrai gros coup ne viendra rendre l’histoire tolérable. Pire encore, le casting ne vient pas nous réconforter, au contraire, il est plus que mauvais et tendrait à nous questionner sur le professionnalisme de l’équipe. Reste alors les impressionnantes pirouettes et autres sauts vertigineux inhérents au thème, et c’est assurément un solide argument de vente, notamment grâce à la quasi absence de doublure pour le principal protagoniste, ce qui est particulièrement classe. Néanmoins, avec une réalisation bâclée, la mise en valeur est loin d’être optimale. Le thème est très bon mais ne se suffit pas à lui même, surtout quand tout le reste est à ce point foireux.

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