No Escape

No Escape
2015
John Erick Dowdle

Mauvais démarrage, mais possible bon maintient. Pas tellement populaire au moment de sa sortie, le film regagne peu à peu l’adhésion du public, à l’image des récents Fury et World War Z, un peu bashé par principe au début, puis dont la réelle qualité a fini par primer (enfin relative pour le tank). Néanmoins, cette fois on part de vraiment bas, et pas sûr que ça suffise pour en faire un succès. Il faut dire qu’entre un réalisateur cantonné au cinéma horrifique depuis longtemps et un acteur principal qui n’a rien fait d’autre en tant qu’acteur que des comédies depuis plus d’une décennie, cette course poursuite en mode survie sonnait un peu trop faible. Comme quoi, il ne faut pas être trop prompt à juger car c’est vraiment pas mal du tout.

Héros ou criminel, tout est une question de point de vu. Muté en Thaïlande par son agence américaine d’assainissement de l’eau, Jack (Owen Wilson), venant tout juste d’arriver avec sa femme (Lake Bell) et ses deux filles, pensait faire le bien en améliorant la vie des locaux, mais ces derniers ne sont pas du même avis, se sentant trahis par certaines magouilles, à tel point qu’une révolte va éclater. Prit au dépourvu dans une ville qu’ils ne connaissent pas, Jack et sa famille vont devoir survivre à une guerre civile impitoyable où nul endroit n’est sûr pour se cacher.

Vous voyez World War Z ? Remplacez les zombis sur fusée par des asiatiques démoniaques et le héros solitaire et classieux par un père un peu paumé qui tente de faire de son mieux et vous aurez cette fuite effrénée, avec en prime Pierce Brosnan qui vient jouer les samaritains. Deux films très similaires, que ce soit niveau ambiance ou question déroulement. On commence tranquille en mode détente, presque comique, puis on bascule dans la violence avec une grosse partie explosive qui alterne les phases stressantes d’infiltration, avant un dernier passage à la fois plus calme mais tout aussi intense. De même, les deux films ne se prennent pas trop au sérieux tout en l’étant carrément côté histoire, mais misant principalement sur du gros divertissement ultra dynamique. Ça court de partout, les bâtiments explosent, les balles sifflent, les gens tombent , et on est agréablement surprit par le peu de censure. La tension est palpable, la menace latente, et difficile de parier sur qui s’en sortira ou non tant tout peut basculer pour n’importe qui à n’importe quel moment. Le sujet est un peu pauvre et le phénomène improbable, surtout dans de pareilles propensions, mais pour peu qu’on ferme les yeux dessus, ça se tient et le traitement est vraiment bon, avec un ambiance qui nous prend carrément aux tripes. Rien de novateur ou transcendant, mais du travail de très bonne facture pour une purge d’action bien fun.

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