La Fée

La Fée
2011
Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy

J’espère que les scénaristes, qui sont aussi les réalisateurs, et acteurs principaux pour deux d’entre eux, sont en hôpital psychiatrique, en cellule de dégrisement ou en prison, car non seulement c’est un délire qui ferait passer Les Herbes Folles pour un film lambda, mais en plus c’est carrément un gros foutage de gueule ultra fainéant qui tente de se poser comme une intellectualisation sociale alors que c’est aussi profond que Ninja Turtles.

Pour ce qui est du synopsis de la pseudo intrigue, on suit le gérant d’un hôtel belge dans sa romance improbable avec une fée. Venue comme ça un soir lui accorder trois vœux, elle va succomber à son charme, et il ne se quitteront alors plus, du moins pas de leur plein gré. Entre incrédules et profiteurs, les plus fous ne seront pas forcément ceux qui croient aux fées.

Se créer un univers décalé est une bonne chose, et vouloir briser les règles du cinéma est louable, mais encore faut il en faire quelque chose derrière. Car au fond c’est ça la vraie interrogation du film : est-ce un vrai travail de création ou une chaotique déstructuration ? Y a t-il une véritable démarche artistique derrière tout ça ? On peut franchement en douter, surtout quand le film tombe aussi bas que le coup de la personne qui parle au téléphone avec quelqu’un se trouvant juste à côté sans s’en rendre compte, d’autant plus quand le gag, d’un grotesque sans pareil, est utilisé deux fois. C’est mou, doublement de par la réalisation statique, les effets oniriques sont minables, et avec un humour aussi fin que Groland les jours de diète, on en ressort esquinté. L’originalité n’étant même pas si importante, on passera son chemin plutôt deux fois qu’une.

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