Gunman

Gunman
2015
Pierre Morel

Depuis le premier Taken, outre ses suites, on a noté une grande recrudescence des films d’action, tentant de surfer sur une nouvelle mode des thriller d’action mettant en vedette une star qui a passé l’âge. Mais bien souvent, le résultat est à des années lumières du modèle, et la lassitude s’est durablement installée. L’espoir renaissait ici dans la mesure où c’est le même réalisateur qui est aux commandes, mais ça n’était que pure illusion.

Dans notre beau monde capitaliste, la seule chose qui compte c’est faire du fric en masse, et pour ça rien de mieux que les matières premières, disponibles en grandes quantités dans les pays d’Afrique. Seulement il arrive de temps à autre que les locaux empêchent les occidentaux de se servir gratuitement, faisant d’eux des cibles à éliminer. Responsable du meurtre d’un ministre il y a huit ans, Jim (Sean Penn) pensait cette affaire derrière lui, mais un groupe armé a tenté de le tuer. Il doit désormais savoir qui ils sont, pourquoi lui, et comment les arrêter.

Est-ce bien le réalisateur de Taken ? Cette magnifique purge d’action au niveau de dynamisme inégalée ? Difficile à croire tant ce film n’a rien à voir en terme d’ambiance ou de narration. Avec en prime Idris Elba et Javier Bardem, le champagne était déjà sorti, mais il n’y avait finalement aucune raison de le sortir. L’un des principaux problèmes étant qu’on se fout totalement de l’histoire. Ah oui, ça va mal en Afrique ? Bah alors pourquoi vous ne montrez que des touristes bourges en quête de bénévolat ? Voilà à quoi se résume le continent : de la misère prétexte à faire de l’humanitaire pour camoufler le racket organisé. Donc forcément, on ne rentre pas dedans, le complot est de surcroît éculé, et le film met un temps fou pour démarrer. La première scène d’action survient après plus de demi-heure, et n’est même pas le début d’une course effrénée, simple sursaut à ce calme désertique. On alterne donc dans l’indifférence la plus totale des intrigues ennuyeuses et des scènes d’action pas folichonnes. Dommage car l’acteur principal s’est visiblement beaucoup investi, le casting était là, le budget aussi, et le film propose un véritable tour du monde. Ça aurait pu être intéressant, mais l’écriture est tout simplement atroce.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.