Les Bêtises

Les Bêtises
2015
Rose Philippon, Alice Philippon

Tout premier long-métrage pour ses deux réalisatrices, le film, n’embarquant pas vraiment de grosse tête d’affiche, eu en toute logique du mal à se vendre et tout simplement à être distribué, expliquant son échec avec ses quelques soixante-mille entrées. Le thème ne payait d’ailleurs pas de mine, et les critiques n’ont pas été emballées plus que ça. Pourtant, on tient là l’une des comédies les plus fraiches et efficaces de l’année.

Grandir sans les repères familiaux peut s’avérer difficile, et arrivant à l’âge où l’on devient à son tour parent, François (Jérémie Elkaïm) va plus que jamais vouloir apprendre l’identité de ses parents, ayant été adopté. Sa mère ne voulant pas entrer en contact avec lui, il va alors prendre les devants et partir à sa rencontre, ayant réussi à mettre la main sur son adresse. Il va alors se faire passer pour un serveur lors d’une fête organisée par son demi-frère Fabrice (Jonathan Lambert), loin de se douter qui il venait de faire rentrer.

Une nouvelle génération d’humour est en marche, et elle mérite toute notre attention. Après Babysitting, Libre et assoupi et Comme un avion, la force tranquille vient à nouveau nous divertir avec brio. On retrouve là aussi un loser magnifique en personnage principal, grand déconnecté de la vie, complètement à la masse mais ô combien attachant et sympathique. Son histoire nous touche, son approche est osée, le résultat génial. Cyclone dévastateur, sa maladresse va faire des ravages, son inattention et sa bêtise encore plus. L’histoire en devient piquante, le film terriblement drôle, et possède même une touche de romantisme délectable avec Sara Giraudeau. L’humour atteint des sommets dans l’absurde, du grand n’importe quoi improbable, mais impossible de ne pas succomber et exploser de rire. Ça fourmille d’idées, c’est fin, original, des fois trop prévisible, mais on en redemande. Court et efficace, le film est un délire surprenant qui mériterait qu’on s’y attarde.

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