Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E

Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E
2015
Guy Ritchie

En voilà une année riche pour le cinéma d’espionnage ! Alors que Mission : Impossible – Rogue Nation et Spectre raflent la mise au box-office avec des scores très impressionnants, il y avait aussi deux autres films du genre, mais bien plus originaux et intéressants. Le premier, Kingsman, fut lui aussi un très grand succès, dépoussiérant le genre avec une énorme vague de fraîcheur et de fun. Il ne restait alors plus tellement de place, d’autant plus que la comédie Spy, portée également sur l’espionnage, a fait un peu de bruit. Pourtant basé sur une série mythique des années 60 et réalisé par une pointure, Guy Ritchie, le film n’a pas eu le succès escompté, peinant à dépasser la barre des 100 M$, ce qui est peu compte tenu des sommes et des talents engagés. Et évidemment, c’est peut-être le plus abouti de tous.

En pleine Guerre Froide, alors que le monde se remet péniblement de la dernière guerre, la course à l’armement en inquiète plus d’un. Son père ayant œuvré sur l’enrichissement d’uranium, Gaby Teller (Alicia Vikander) va être prise pour cible par les services secrets des deux nations ennemies : les Etats-Unis et l’URSS. Face à la menace d’ogives nucléaires, ils n’auront de choix que de coopérer, envoyant chacun l’un de leur meilleur agent. Napoleon Solo (Henry Cavill) pour les américains, et Illya Kuryakin (Armie Hammer), alias Péril Rouge,  pour les russes.

Voilà le talent à l’état brut : Sherlock Holmes en mode James Bond, et l’efficacité n’en est que plus belle. D’un côté on a un symbole de classe et d’élégance, le charismatique et charmeur Man of Steel, et de l’autre une brute de légende, un monstre soviétique, prêt à massacrer à mains nues quiconque le mettra de mauvaise humeur. Deux personnalité diamétralement opposées, deux cultures incompatible, et le résultat sera aussi probant que drôle. Duo impayable, se lançant des piques en permanence, ils multiplieront ensemble les situations cocasses et hilarantes. L’un des plus beaux exemples du genre est la séquence en bateau, avec une scène de grande tranquillité, tandis que se reflète en arrière plan un carnage sans nom. Une technique utilisée deux fois pour deux scènes d’anthologie. Tout dans l’humour fonctionne à merveille, les acteurs sont excellents, la réalisation grandiose, le style visuel magnifique et décalé, et le rythme est aussi bon et enivrant que dans les autres films du réalisateur. Un concept génial pour un film délirant et tordant. Dommage que cela n’est pas pu aboutir à une nouvelle saga…

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.