Antigang

Antigang
2015
Benjamin Rocher

Tremblons, car demain n’est que le prolongement d’aujourd’hui. Tremblons, car après avoir passablement raté son film de zombis (La Horde), ce même réalisateur tente de raviver la flamme des films d’action des années 80. Toujours aussi peu enclin à enthousiasmer les critiques, malgré une immense star en tête d’affiche, pour sa première vraie sortie au cinéma (ses deux précédents films ayant eu des distributions très confidentielles voir inexistante pour le second) le bide fut complet, et bien que tout ne soit pas à jeter, on comprend pourquoi.

Dans la police de Paris, une unité un peu spéciale est chargé de démanteler les gangs. À sa tête, Buren (Jean Reno) et ses hommes (incluant Alban Lenoir) ont une méthode bien à eux : tout défoncer sur leur passage à grand coup de batte de Baseball. Le résultat est là mais le service a des airs de bavures, et le nouveau responsable en chef, Becker (Thierry Neuvic), compte bien mettre au placard ces dinosaures. Pourtant, quand les braquages sanglants de bijouteries vont se multiplier, les méthodes classiques vont se révéler inefficaces.

La bande-annonce ne donnait pas du tout envie, donc j’ai soigneusement esquivé le film, mais finalement j’ai eu quelques bon échos, donc voilà, mais en fait fallait pas. Que promettait réellement le film ? Du Jean Reno de la belle époque en mode ultra bourrin avec un humour décapant ? Le style du héros est original et son personnage marche bien, et il s’entoure de quelques coéquipiers de valeur, mais l’humour n’est pas très présent et l’histoire pose problème. Un vieux règlement de compte, un gang braqueur de bijouterie : rien de très neuf ni réjouissant, même si les plans de Paris sont plus originaux qu’à l’accoutumée. Ça reste un énième film policier parisien comme il en sort une vingtaine par an, mais au moins cette fois la redondance des décors ne vient pas impacter la faiblesse du scénario. Jean et Alban aident à faire passer la pilule grâce à leur charisme et le côté brutal de leurs personnages, mais on a du mal à accrocher à l’histoire, fade au possible. Point de concept ni d’idée neuve, mais du recyclage bien emballé qui distrait de temps à autre.

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