Joséphine s’arrondit

Joséphine s’arrondit
2016
Marilou Berry

Alors qu’on s’attendait tous à voir débarquer une suite à Vilaine, qui malgré une lourdeur ahurissante avait eu un beau succès, Marilou Berry a contre toutes attentes fait une suite au très moyen Joséphine, qui de surcroît n’avait pas été très rentable, et celui-ci est aussi parti pour perdre quelques millions d’euros sur l’exploitation en salle, et ça n’est pas très étonnant.

Après avoir pété un câble, joué les squatteuses et les amoureuses psychopathes, Joséphine (Marilou Berry) semblait enfin avoir trouvé une stabilité dans sa vie, ayant trouvé le bonheur conjugal avec l’homme de sa vie, mais c’était sans compter sur le plus terribles des événements possibles et imaginables : l’arrivée d’un bébé.

Faire croire à un départ et s’incruster chez quelqu’un d’autre pour espionner comme une malade, c’était une idée pas si mauvaise quand on compare à l’originalité négative d’une grossesse. Le peu d’originalité du premier s’envole, et toutes les sous-intrigues sont navrantes de banalité. Le rapport inversé de la femme objet qui se transforme en amoureuse typique n’a que peu d’intérêt, et Medi Sadoun n’a pas le charisme suffisant pour s’imposer comme tombeur. Tous les plus gros clichés des femmes enceintes déferlent, c’est vite soûlant, et l’héroïne est tellement laide et enlaidie que s’en devient presque vomitif (pour le coup, la fille se rapproche de plus en plus de sa mère, Josiane Balasko, campant vraiment sa mère d’ailleurs). Mais ne crachons pas véhément sur le film, il y a du bon aussi. Dans cet océan confondant de banalité, de stéréotypes et de lourdeurs, quelques perles s’y trouvent et on rit malgré tout plutôt bien. Un rire d’exaspération, puisqu’à force de faire dans la surenchère, on craque et on se marre. Pas honteux, pas brillant, juste une comédie franchouillarde bien grasse.

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