Divergente 3 : au-delà du mur

Divergente 3 : au-delà du mur
2016
Robert Schwentke

Incontestablement l’une des plus belles surprises de ces dernières années, Divergente nous plongeait dans une dystopie fascinante, portée par des acteurs méconnus mais excellents, avec à la clef des images saisissantes et un visuel bluffant. On ne pouvait en revanche pas dire la même chose de Divergente 2, transition inutile qui ne faisait que retarder la traversée du mur avec une intrigue ennuyeuse, d’autant plus que le rythme était mauvais et le changement de réalisateur nocif. Malheureusement, ce dernier revient, mais l’histoire peut enfin reprendre.

Finalement, même si les factions créaient des fractures entre les gens, cela maintenait la paix. Depuis la mise à mort du système, les habitants de Chicago ne vont pas mieux, bien au contraire : Evelyn (Naomi Watts) a prit le pouvoir et répète les mêmes erreurs dictatoriales que son prédécesseur, et de peur de ce qui se trouve derrière, malgré le message reçu de la part de ceux qui s’y trouve, elle a condamné l’accès au mur. Pas du genre à suivre les règles, Tris (Shailene Woodley) – aidée par Tori (Maggie Q) et accompagnée de Quatre (Theo James), Peter (Miles Teller), Caleb (Ansel Elgort) et Christina (Zoë Kravitz) – va tout de même franchir la muraille et partir à la rencontre du créateur de la cité, David (Jeff Daniels).

Déjà première bonne nouvelle : l’héroïne est redevenue une femme ! Fini la coupe de cheveux ignoble  non sans rappeler certaines maladies, elle retrouve son côté « sexy ». Et puis bon, ça faisait depuis la fin du premier film qu’on l’attendait cette sortie par delà la ville. Verdict ? Mouef… On y découvre un monde toxique visuellement intéressant, les deux villes futuristes croisées sont classes et le style des vaisseaux est sympa, de même que la technologie des trois drones et celle de localisation sont bien trouvées. Même la découverte du « pourquoi du commencement » est solide, l’action s’intensifie et l’univers s’enrichit, de quoi nous réconcilier après un second volet décevant, mais pas non plus de quoi se réjouir autant que dans le premier. Déjà visuellement la différence de niveau fait mal au cœur, avec en plus une ignominie (la bulle volante, ridicule et incohérente), mais c’est surtout pour l’histoire que le constat pose problème. L’origine est très bonne, mais c’est le bilan actuel qui n’a aucun sens : David s’y prend comme un pied et ne semble même pas savoir ce qu’il cherche, tandis que Tris et les autres n’ont d’autre but que de briser les systèmes en place, qu’importe si le suivant sera pire. Les factions étaient un système viable, à condition bien sûr que le libre arbitre n’y soit pas illusoire, la déchéance de faction prise en charge et la divergence tolérée, alors quand on voit cette rébellion, on ne peut que penser au gâchis qu’elle représente. Une idée de base exceptionnelle, mais qui semble avoir du mal à s’orienter.

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