Le Dernier tournant

Le Dernier tournant
1939
Pierre Chenal

Et voilà ce qu’il se passe quand on devient trop curieux. On redécouvre un grand acteur oublié, on se demande de quoi d’autre fut faite sa filmographie, puis on prend le premier film qui passe sur le journal télé où son nom est mentionné. Et là, clairement, en plus du film, mieux valait oublier sa présence…

On croise un vagabond sans le sous, on croit faire une bonne action, et puis finalement il vous la met à l’envers. Gérant d’une station service-hôtel-restaurant, Nick Marino (Michel Simon) avait accueilli un certain Frank, type aussi désagréable que malpoli, mais qui avait le mérite de travailler pour lui la nuit, lui permettant de se reposer auprès de sa femme. Seulement voilà, il va mettre le grappin sur la patronne et monter un plan pour le tuer.

Un type débarque, se tape la femme et prévoit de tuer le mari. Ensuite ? On rame pendant demi-heure, un léger sursaut, puis on replonge dans l’ennui. Une scène de bagarre, une lionne dans une auto : voilà tout ce qu’on aura pour patienter jusqu’à la fin, grotesque. Les deux amants, pas vraiment amoureux, n’ont aucun charisme, leurs personnages ne valent rien, les acteurs non plus, et l’histoire pas tellement plus. Il y avait donc vite fait un pochard gueulard, aussi bruyant qu’assommant, mais le pauvre est presque pire que les autres. Il y avait peut-être quelque chose à faire avec le principe du couple qui manigance de tuer le patron, mais ce point est bancal. Un film qui devrait rester dans l’oubli.

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