La Vierge du Rhin

La Vierge du Rhin
1953
Gilles Grangier

Après avoir connu moult tumultes, un homme (Jean Gabin) va trouver refuge et embarquer comme matelot sur le bateau « La Vierge du Rhin », qui comme son nom l’indique transporte des marchandises à travers le Rhin. Une histoire pas banale quand on sait que cet homme en question n’est nulle autre que le président présumé mort de la société de transport pour lequel œuvre ledit bateau. Il pensait pouvoir faire profile bas et démarrer une nouvelle vie, mais c’était sans compter sur une escale au siège de son ancienne entreprise, l’obligeant à faire face à son passé.

On commence dans un halo entouré de mystères, nous montrant un homme intriguant qui cache semble t-il de lourds secrets, et petit à petit le film se dévoile, délaissant le côté aventure pour un thriller plus sombre portant sur une machination bien huilée. La scène se laisse entrevoir, implantant ses personnages de ci de là. L’ex femme et son amant, le commandant et sa fille, le moussaillon, le fantôme et sa secrétaire, le tout dans une espèce de cluedo géant palpitant où chacun avance ses pions jusqu’à ce que tout le monde se mette à avoir sa petite idée sur le meurtrier, son arme et le lieu. Un principe fort sympathique et plutôt réussi, même si on émettra quelques doutes sur le jeu de certains acteurs et effets de mise en scène. On pense notamment au point de vu narratif qui bascule en cours de route, passant du moussaillon au fantôme, de même que la conclusion, un peu maladroite et bébête. Un principe intéressant et bien tenu malgré un grand nombre d’imperfections.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.