La Vérité sur Bébé Donge

La Vérité sur Bébé Donge
1951
Henri Decoin

Petite critique éclair sur ce qui est, parmi ceux que j’ai vu, le moins intéressant des films dans lequel a joué Jean Gabin. Le film démarre alors qu’on le trouve à l’agonie dans un lit d’hôpital, apparemment à cause une vilaine intoxication alimentaire. Vraiment ? Eh bien pas forcément, et le film revient sur ce qui a conduit à son hospitalisation et tout ce qui entoure son histoire « d’amour » avec Bébé Donge (Danielle Darrieux), son épouse.

Voilà ce qu’on appelle un connard fini : tapant toujours plusieurs décennies plus jeune que lui, le personnage principal multiplie les aventures comme certains collectionnent les timbres, mais ça n’est même pas vraiment une passion, juste une occupation comme une autre, et se marier n’y changera rien. Que c’est étonnant de voir que ça gène sa femme ! Passer tout le film à étaler cette situation est aussi indigeste que le prévisible poison, réel maux source de sa douleur, métaphore pas très fine du mal que lui a fait. On s’ennui donc ferme, d’autant que les deux protagonistes ont des rôles caricaturaux et pas très intéressants de gros bof imbuvable et de petite chose fragile écervelée. De plus, contrairement à Le jour se lève, l’utilisation des flash-back est mal représentée et ça n’est qu’au troisième coup qu’on comprendra de quoi il retourne, pouvant penser à une sortie post-hospitalisation suivi d’un doublon malchanceux, mais au troisième coup ça devient un peu gros. Ainsi dont, rien dans l’histoire, les personnages ou la réalisation ne viendra susciter notre intérêt.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.