Cop Car

Cop Car
2016
Jon Watts

Jetez une pierre dans l’eau, il ne se passera rien. Jetez mille pierres, vous aurez alors créé un barrage. À force de tester tout et n’importe quoi, on fini par tomber sur de belles surprises comme ce bon gros délire pour le moins original. Renouant avec la tradition des films d’aventures emmenés par des enfants, le film part loin, très loin, et on l’en remercie.

Il n’y a pas d’âge pour la connerie, et le film nous propose un duo d’une dizaine d’années qui a déjà une chance qui tient du miracle pour être arrivé aussi loin dans leurs vies. Marchant dans le désert du Nouveau Mexique depuis quelques jours suite à une fugue, ils vont tomber par hasard sur le véhicule de police du shérif du coin (Kevin Bacon), venu se débarrasser de deux cadavres encombrants, loin de se douter qu’au milieu de nulle part deux petits cons viendraient lui piquer sa caisse. Trempant dans de salles affaires, il va se retrouver dans la merde jusqu’au cou, puisqu’en plus de s’être fait voler sa voiture, cette dernière contient de nombreuses armes et une petite surprise dans son coffre.

Deux gamins qui fuguent et testent leurs connaissances en terme de gros-mots, ça ne fait pas immédiatement penser à un bon film, et on alors loin de s’imaginer la tranche de rire qui nous attend. Jeter des pierres sur une voiture de flic, c’est déjà pas mal, rentrer dedans, c’est balaise, mais la conduire, la faire monter à plus de 160 km/h, le tout à contre-sens, sans compter quelques extra dont je vous laisse le soin de découvrir, ça atteint tout de suite des sommets épiques. Des garnements irrespectueux et un brin fous, on connait, mais à ce niveau d’inconscience, on explose tous les records tant ils ne se posent aucunes questions et œuvrent dans un calme le plus absolu et surréaliste. De plus, le fait d’avoir aussi en parallèle le point de vu affolé du shérif rend l’ensemble d’autant plus drôle, et c’est remarquable de s’autoriser des choses comme le crochetage de voiture dont la longueur apporte beaucoup en terme de stress et d’ambiance. Du grand n’importe quoi qui s’assume à fond, osant pousser son concept au maximum et le résultat est jubilatoire.

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