L’Homme en colère

L’Homme en colère
1979
Claude Pinoteau

Actif jusqu’à sa mort, Lino Ventura essaya à plusieurs reprises des percées internationales en tentant sa chance à Hollywood, ou tout du moins dans des productions en dehors de la France, mais ça ne fut jamais vraiment concluant. Néanmoins, changer d’horizon permet de sortir un peu des sentiers battus et on pouvait s’attendre à un rôle moins redondant que d’habitude, mais il n’en est rien.

Faire sa vie c’est déjà dur, mais quand en plus on le fait en débarquant dans un pays étranger sans un sou en poche, on court droit dans le mur. C’est ainsi que Julien Dupré se retrouva à faire les passeurs pour des dealers canadiens, et suite à une altercation avec les forces de l’ordres tout le monde le cherche. Son père (Lino Ventura) va alors débarquer au Canada pour tenter de le retrouver avant qu’il ne soit trop tard.

Dans cet espèce de Taken avant l’heure, bien dans l’esprit d’Un Justicier dans la ville, mais en moins sombre, on suit un père qui enquête sur la disparition de son fils. Il débarque dans le pays où son enfant à disparu sans aucune information et va enquêter en tapant dans la ruche, quitte à en provoquer quelque uns et en venir aux mains. Malgré son âge avancé et son état de santé visiblement plus au top, Lino Ventura joue invariablement un type sympa et bourru à qui on la fait pas, mais le cadre et l’ambiance changent de ses productions habituelles. Si l’absence d’accent ou d’anglicismes de la part des locaux choque beaucoup, se retrouver Outre Atlantique avec le style baba-cool post hippie change pas mal la donne. L’histoire est classique et pas forcément très intéressante, mais le film se laisse regarder, d’autant que la complice du héros (Angie Dickinson) est pas mal attachante.

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