Action immédiate

Action immédiate
1956
Maurice Labro

Petit film d’espionnage de série B ayant malgré tout glané quelques 1,5 millions de spectateurs en France, le film nous raconte une histoire de matériau précieux. Développé en secret par on ne sait qui, une espèce de métal permettrait de faire des balles capables de traverser n’importe quoi. Chargé de négocier l’achat dudit produit pour l’armée française, Francis Coplan (Henri Vidal) va rater le coche, son fournisseur s’étant fait escroqué et les plaquettes du métal magique se sont volatilisées. Qui les a subtilisé ? Les russes, les allemands, un groupuscule dangereux ? Qu’importe, la France les veut et les aura.

Au temps pour moi, je croyais que les balles perforantes étaient une question de technique de moulage et de technologie, pas une question de matériaux. Ah bah si en fait, mais donc le film raconte n’importe quoi ? Oui, sans problèmes. Des agents doubles, des infiltrés de partout, des traîtres, des espions comme s’il en pleuvait, et bien sûr le héros est le seul qui voit clair dans le jeu de chacun, sa perspicacité n’a aucune limite, tout comme son charme et sa capacité à faire tomber toutes les femmes : une avalanche de clichés quasi hystérique. Alors forcément, ça cabotine, Lino Ventura fait encore un personnage tertiaire venant juste la mettre à l’envers à la fin, et le pire c’est qu’il faut attendre la seconde moitié avec le voyage en Italie pour que le film démarre un minimum. Même si on est nostalgique des vieux films d’espionnage, mieux vaut se tourner vers les premiers James Bond, tout aussi pauvres scénaristiquement, mais au moins autrement plus dynamiques et tapageurs.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.