Le Chemin des écoliers

Le Chemin des écoliers
1959
Michel Boisrond

Ça n’est pas parce que c’est la guerre que l’on va s’arrêter de vivre. En pleine seconde Guerre Mondiale, Antoine (Alain Delon) va inventer un pieu mensonge pour passer un peu de temps avec son aimée. Prétextant des vacances à la campagne avec son ami Paul (Jean-Claude Brialy), il va en fait passer une semaine dans l’hôtel de passe du père de ce dernier (Lino Ventura). Un plan que son benêt de père (Bourvil) n’aurait pu deviner, mais c’était sans compter sur la maladresse de Lulu (Pierre Mondy) et ses coups tordus qui vont le faire partir à sa recherche.

Pendant cette sombre période, on aurait pu croire que le monde entier restait tapi dans l’ombre à espérer des jours meilleurs, mais le film nous montre un aspect très intéressant de cette époque : les gens heureux. Tout le monde ne crevait pas de faim, certains allaient au restaurant, s’offraient du champagne, se faisaient plaisir avec d’agréables compagnies et profitaient tout simplement du bon temps. L’école n’était pas fermée et d’aucun avaient même le luxe de prendre ça avec légèreté. Un choix d’axe surprenant, quasi achronique, mais après tout on peut rire de tout, le film joue habilement sur quelques quiproquos et certaines scènes sont sympathiques, d’autant plus avec un casting si prestigieux. Vite oubliable, le film est néanmoins divertissant et simple.

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