Assurance sur la mort

Assurance sur la mort
1944
Billy Wilder

L’arnaque à l’assurance, un coup vieux comme le monde, mais il y a l’art et la manière. Employé dans une agence d’assurance, Walter Neff (Fred MacMurray) en connaît tous les rouages, les astuces, les entourloupes cachées. Entretenant une relation secrète avec une femme mariée, Phyllis (Barbara Stanwyck), le couple va avoir l’idée de mettre en pratique les connaissances de monsieur. Elle a un mari encombrant, lui sait comment toucher le jackpot avec une assurance, ils vont alors monter un plan pour faire d’une pierre deux coups : tuer le mari après l’avoir fait souscrire une assurance et faire en sorte que ça mort remplisse la close de double indemnisation. Le plan parfait ?

Se prendre pour un génie, c’est avant tout prendre les autres pour des cons. Dans les faits, il est vrai que le plan était brillant, logique, implacable, mais le doute nous assaille tout de même. Et si quelqu’un s’était aperçu de quelque chose ? Et si il y avait eu un témoin qui avait échappé à leurs vigilances ? Entre paranoïa et psychose, le film va soumettre le couple à rude épreuve, n’osant souffler avant que l’argent ne soit sur le compte, et encore. Après une pseudo romance un peu molle et un coup simple mais intelligent, la majorité du film se présente comme un suspense haletant gravitant autour du stress d’une possible enquête et de ses éventuelles répercutions. Un jeu du chat et de la souris qui rappelle dans un genre certes lointain Death Note, que ce soit pour par rapport à l’interprétation du bien et du mal ou les liens d’amitiés entre le traqué et le traqueur. Si le film accuse quelques lacunes techniques dues à son âge, notamment le son qui est atroce, empêchant la compréhension de certains passages, l’histoire n’a que peu vieillie et reste très agréable à suivre.

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