Dans le noir

Dans le noir
2016
David F. Sandberg

Preuve s’il en fallait que le cinéma horrifique ne connaît pas la crise, cette énième production de James Wan, l’homme qui s’est approprié à lui seul le genre le plus rentable du moment, a explosé les compteurs : plus de 140 M$ actuels pour un budget de tout juste 5 M$. En toute logique, et ce après seulement trois jours en salles, une suite fut annoncée. Y a t-il de quoi se réjouir de cette nouvelle saga ?

Adapté du court-métrage du même réalisateur, le film en reprend le principe : des choses qui apparaissent dans le noir, invisibles à la lumière. Paul (Billy Burke), directeur d’une usine de mannequins, en fera les frais, abattu par une créature tapie dans l’ombre. Considérée par tous comme folle, sa femme Sophie (Maria Bello) parle t-elle vraiment toute seule dans le noir ? Rebecca (Teresa Palmer), fille de Sophie, avait laissé tomber sa famille depuis des années, mais quand son frère, encore chez leur mère, va l’appeler à l’aide, elle va réaliser que ses traumatismes de jeunesses n’étaient peut-être pas que des cauchemars.

C’est tellement contre nature que personne n’y avait alors pensé : quelque chose qui devient invisible si elle n’est pas dans le noir. En réalité, c’est surtout qu’elle se cache dans l’ombre, donc l’originalité du film passe un peu pour une arnaque depuis l’existence du lit et de la peur de ce qu’il pourrait s’y cacher en dessous. Néanmoins, le film regorge de trouvailles visuelles sur comment exploiter cette idée, et au final le film semble apporter un peu de fraîcheur au genre, évitant de trop sombrer dans la facilité et les stéréotypes de personnages débiles. L’histoire reste tout de même assez convenue, ratant le coche d’une forme de surnaturel intéressante pour sauteur dans la forme la plus classique qui soit. Côté technique horrifique, pas trop de jump-scare, surtout de l’ambiance et des jeux de lumière, rendant le frisson assez honnête. Bon film d’horreur qui innove à défaut de révolutionner.

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