Brice de Nice

Brice de Nice
2005
James Huth

Personnage issu des sketchs et divers one man show de Jean Dujardin, le personnage de Brice de Nice est devenu culte avec une séries de vidéos très réussies montrant l’homme en action, alors l’idée de voir un film entier centré sur lui avait de quoi ravir les hordes de fans. Et en effet, le film fut un des plus gros succès de l’année avec 4,4 millions d’entrées, mais le moins que l’on puisse dire c’est que la déception fut proportionnelle à l’attente.

Brice de Nice (Jean Dujardin), c’est une philosophie de vie, un état d’esprit, mais surtout beaucoup d’habitudes. Tous les matins, il va rendre visite à sa mer (méditerranée), attendant la vague du siècle, il va saluer ses potes au café du coin, se mater Point Break, son film préféré qui est devenu sa religion, et tous les soirs il organise chez lui des “Yellow”, fêtes à sa mesure et à son image. Une vie possible grâce à l’argent de son père, mais le jour où il va tout perdre, son monde va s’écrouler.

Faire une histoire autour du personnage était un challenge, et le film va lamentablement le rater. Pour ce qui est de lui créer un univers, c’est une réussite intégrale, pleine de trouvailles qui lui confère plus de classe, de sympathie et de folie. Le personnage est formidablement tenu et assumé, beaucoup de dialogues font mouche, notamment les cassages, nombre de gags fonctionnent à merveilles (bien que les “éclairs au café” soient d’une lourdeur sans nom) et le “Casse de Brice” est énorme, mais en dehors de ça le film est d’un vide ahurissant. Malgré les présences de Clovis Cornillac, Alexandra Lamy, Elodie Bouchez, Bruno Salomone, Lannick Gautry et Antoine Duléry, tous les acteurs en dehors de Jean sont mauvais, eux compris, la réalisation est parfois trop abrupte et les effets spéciaux passent mal pour la plupart, mais le vrai problème vient du scénario. Pas brillant de base, et très pas crédible de surcroît, il est surtout dénué d’enjeux, tous étant progressivement désamorcés. Quelques passages assez drôles donc, un héros impayable et génial, mais mettre des bouts de sketchs ici et là n’en fait pas un film.

This entry was posted in Cinéma, Critiques. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *