Agents presque secrets

Agents presque secrets
2016
Rawson Marshall Thurber

Si la plupart des films d’espionnage ont quelques passages plus ou moins humoristiques, ces derniers temps la comédie s’installe de plus en plus dans ce genre et la combinaison marche généralement très bien. Encore une fois, le public a répondu présent avec plus de 215 M$ récoltés dans le monde et on parle d’une potentielle suite imminente, mais si elle se concrétise je ne me jetterai assurément pas dessus.

Ex star de son lycée qui s’est marié avec la bombasse du bahut, le « golden jet » Calvin (Kevin Hart) n’a finalement pas eu la vie de rêve à laquelle tout le monde le destinait. Il n’a pas fini sénateur ou star du show-biz, il est simplement comptable pour une boîte quelconque, et à quelques jours d’une fête des anciens élèves son échec devenait cuisant. Finalement, quand bien malgré lui l’ex gros de son lycée (Dwayne Johnson) va l’embarquer dans une affaire de codes secrets de la CIA, sa normalité lui paraîtra tout suite plus enviable.

Si l’ex champion du monde de catch « The Rock » est une star planétaire, il n’en va pas de même avec celui qui partage l’affiche à ses côtés, ses One Man Show ne traversant pas l’océan et les films qui ont contribué à sa notoriété n’ayant pas reçu de distribution terrible, voir aucune. L’affiche fait donc inévitablement moins rêver de par chez nous, mais le décalage culturel va bien au delà. L’humour facile et grossier à l’américaine nous arrive fois mille avec un concentré de gags reposant sur des humiliations publiques, chose que je ne supporte pas du tout, et plus généralement aucun passage ne m’a suscité le moindre rire. Une faiblesse d’écriture qu’on retrouve partout, que ce soit le scénario invraisemblable de bout en bout ou les personnages (incluant tout de même Aaron Paul, Jason Bateman et Melissa McCarthy).  Le colosse aux gros bras nous ressort une caricature de lui même et c’est passablement raté, mais beaucoup moins que son comparse, d’une lourdeur incommensurable à toujours flipper et faire son gros collabo lobotomisé. Le principe aurait pu être sympa, mais là ça n’est ni drôle ni crédible.

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