Skiptrace

Skiptrace
2016
Renny Harlin

Après avoir constaté les goûts très étranges des chinois avec leur plus gros succès historique, The Mermaid, j’avais décidé de me méfier des blockbusters locaux, mais cette fois avec l’éternel Jackie Chan en vedette la tentation était trop grande. Il est vrai qu’on a rarement vu un acteur avec une filmographie comprenant autant de navets (surtout au début des années 2000), mais la sympathie du personnage l’emporte toujours. Sauf qu’à force, y’a des limites…

Escroc assez habile, Connor Watts (Johnny Knoxville) avait cette fois extirpé près d’un million de dollars dans un casino hongkongais, enfin c’est du moins sous ce motif que l’agent de police Bennie (Jackie Chan) fut envoyé à ses trousses. En réalité, Connor fut témoin d’un meurtre orchestré par un homme d’affaire chinois très influant, et il ne faudrait pas que l’information fuite. Le ramener à Hong-Kong ne sera pas aisé entre un passeport brûlé, un budget inexistant, l’envie de se faire la malle de Connor et de dangereux mafieux russes les traquant.

Le cascadeur maître des arts-martiaux en policier et faisant équipe avec un américain, ça correspond à peu près à une dizaine de films de sa filmographie, et en plus le film n’a pas grand chose à offrir niveau scénario. La toile de fond du complot mafieux n’a aucune substance, le twist est débile, et tout ça n’est que prétexte à un road trip facile où les gags fusent sans grande saveur. On se lasse très vite du running-gag des russes, Connor saoule avec sa bougeotte alors qu’on sait très bien comment ça va se finir, certaines incrustations sont très maladroites, et chose qu’on croyait proscrite en 2016, on a encore des utilisations technologiques farfelues. Les combats sont classiques, il y a quelques idées de mise en scène et de chorégraphies mais ça n’en fait pas un argument convaincant. À certains moments on sourit à quelques blagues, on s’émerveille devant des paysages stupéfiants et c’est suffisamment pêchu pour qu’on ne s’endorme pas, mais de là à le conseiller…

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