Ocean’s Eleven


Ocean’s Eleven
2002
Steven Soderbergh

Souhaitant prolonger l’expérience de l’excellente série Elite (quoique déclinante dans sa troisième saison), je m’étais attelé à la série La Casa de Papel, considérée comme exceptionnelle et ayant pas moins de cinq acteurs en commun avec l’autre série. Constatant las que la série est incohérente de bout en bout, que le génie criminel promis n’est pas là, et consterné par une quatrième partie écrite à la truelle et ne concluant toujours rien, j’ai donc voulu me replonger dans ce qui était dans mes souvenirs le meilleur film de braquage de tous les temps.

Remake du film L’inconnu de Las Vegas de 1960, le film nous raconte comment onze personnes (incluant Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle et Casey Affleck) vont tenter le casse du siècle. Alors qu’un match de catch historique met la ville de Las Vegas en effervescence, décuplant la fréquentation des casinos, jamais autant d’argent n’aura été réuni au même endroit. En effet, pour couvrir l’événement, le président (Andy Garcia) de trois grands casinos de la ville va avoir en coffre plus de 160 M$, et pour Dany Ocean (George Clooney), organisateur du coup, ce sera aussi l’occasion de s’en prendre à l’homme qui lui a volé sa femme (Julia Roberts).

Entre un réalisateur reconnu, un scénario astucieux et un casting de fou furieux, le film avait toutes les cartes en main pour être exceptionnel. Pourtant, le film est très loin d’être à la hauteur de mes souvenirs. Alors oui, le coup repose sur une multitude d’excellentes idées, et le casse en lui-même justifie amplement de voir le film, mais il persiste pas mal d’ombres au tableau. Pour commencer, le film souffre du syndrome “film chorale”. Quand il y a une telle pléthore de protagonistes, il est difficile d’exister, et le film échoue à développer ses personnages. La plupart se limitent à leurs fonctions, montrées en scène introductive, et en dehors de Dany, aucun autre personnage n’aura d’autre enjeu que l’argent du casse, sans autre motif que devenir riche. Avec en prime strictement aucune femme parmi les onze membres du groupe, il y a clairement un gros problème d’écriture. La réalisation est elle aussi loin d’être parfaite : rien de mémorable, et le montage et les transitions ont prit un coup de vieux. Reste alors le coup, finement pensé et d’une grande minutie, mais on s’empêchera pas de penser qu’au final Dany est complètement inutile à son propre plan. Un bon divertissement avec du charisme à revendre et un casse excellent, mais loin d’être parfait.

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