The Insider

The Insider
2025
Steven Soderbergh
Faisant parti des films que j’avais très envie de rattraper avant mes top de l’an dernier, j’étais loin de m’imaginer que ce dernier aurait plutôt droit à une place dans mes flops… Réalisé par le grand Steven Soderbergh, le film réuni un casting de fou furieux autour d’une histoire d’espionnage écrit par une autre légende du cinéma : David Koepp, avec semble t-il une volonté de coller au plus près du réel, avec tout une équipe déployée au NCSC, à tel point que le Writor Guild of America l’avait nominé par les meilleurs scénarios de l’année. Eh bah ! Pour ma part, on est sur le même niveau d’emmerdement que La Taupe, et ça semble logique tant la démarche initiale est identique.
Le film nous plonge dans l’unité de renseignements du NCSC à Londres, une unité spécialisée dans la surveillance numérique et tout ce qui a attrait aux données numériques. Oui mais voilà, alors que l’équipe de Stieglitz (Pierce Brosnan) travaille à empêcher une fusion de deux entités problématiques, ces derniers semblent avoir toujours un coup d’avance sur eux, ne laissant plus de place au doute : une taupe est parmi eux. George (Michael Fassbender), le plus froid et méthodique de tous, sera chargé d’enquêter sur ses collègues (Marisa Abela, Tom Burke, Naomie Harris, Regé-Jean Page et Gustaf Skarsgard), incluant également sa propre femme (Cate Blanchett).
Mon dieu que c’est indigeste et mou ! Déjà on ne comprend pas grand chose à cette unité, plus proches à des agents de surveillance derrières leur bureau qu’à des agents secrets au sens cinématographique du terme, proche d’un James Bond dans l’imaginaire collectif. Ca parle beaucoup, toujours autour de mêmes sujets sur la paranoïa ambiante, mais on ne comprend pas vraiment pourquoi il y a forcément une taupe (preuve ?) et surtout quels sont les enjeux ? On parle de fusion, mais entre qui ? On parle de 10 à 20 000 morts potentiels, mais où et pourquoi ? C’est poussif à outrance, on est constamment dans les mêmes trois pauvres décors, rien ne se passe et l’ennui s’installe jusqu’au « whodonit » qui indiffère totalement. Tout ça pour ça. Pire, le casting n’a rien de flamboyant, tous étant en sous jeu horrible, sauf le directeur qui cabotine à faire les grandes folles. Ce fut long, sur complexifié pour rien, une succession de dialogues anodins de personnages hautins insupportables, pour un ennui patent.
