People We Meet On Vacation

18 juin 2026 0 Par Antoine


People We Meet On Vacation
2026
Brett Haley

Genre des plus délaissés et souvent moqué / renié, la comédie romantique est le genre tout désigné pour « remplir » le catalogue des plateformes, en l’occurrence Netflix. Il est vrai qu’à moins de changer radicalement de lieu, de genre (y mettre des touches de fantastique par exemple), un homme et une femme qui tombent amoureux, c’est la base du cinéma, et depuis quelques décennies on souffle fort face à des propositions ronronnantes, peinant à sortir de leur zone de confort. Mais c’est également une réflexion vide de sens quand on y pense : cesse t-on de manger une nourriture qu’on aime sous prétexte qu’on l’a connaît déjà ?

Chienne de vie et timings en mousse ! Il y a dix ans, Poppy (Emily Bader) et Alex (Tom Blyth) se sont rencontrés suite à un voyage en covoiturage, et l’alchimie a tout de suite prit, s’entendant très bien malgré leurs caractère opposés, elle étant intrépide et spontanée, lui étant réservé et organisé. Oui mais voilà, il était alors en couple, et leur histoire resta une simple histoire d’amitié, se promettant de passer des vacances ensemble tous les étés. La promesse a t-elle été tenue ? Aujourd’hui, les deux amis vont se retrouver pour le mariage du frère d’Alex (Miles Heizer), l’occasion peut-être d’enfin s’avouer certaines choses.

Le genre de la comédie romantique est probablement le genre ayant le moins de marge de manœuvre comme je le dis souvent : si on cherche à faire original, à savoir ne pas donner au spectateur ce qu’il veut, ça détruit tout simplement l’enjeu principal du film, et c’est quasi toujours foncièrement raté. On est ici dans le cas de figure non prise de risque, donc évidemment l’histoire ne sera qu’une immense autoroute archi prévisible, mais c’est presque obligatoire dans ce cas de figure. La question est donc de savoir si c’est efficace, drôle, bien rythmé, et si l’alchimie entre les deux protagonistes fonctionne bien. Eh oui, le film fonctionne très bien, les acteurs sont photogéniques sans être non plus des parures de mode insupportables, nous offrant au passage une belle variété d’environnements et décors, ajoutant une certaine plus-value. On s’amuse également de toutes les occasions manquées, entre non-dits et mauvais timing. Mais c’est aussi frustrant, le temps passant et les deux perdant une décennie entière à se chercher, et même s’ils ont tout de même eu des vies entre, ça reste partiellement gâché. Rien de bien original, mais c’est assez sympathique.