Lucky

29 juin 2026 0 Par Antoine


Lucky
2020
Olivier Van Hoofstadt

Je dois confier une chose : je n’ai jamais vu – du moins intégralement je crois – la comédie culte Dikkenek qui a fait la renommée du réalisateur. Bien sûr, j’ai vu passé mille extraits, mais rien qui ne m’a spécialement marqué, et je crois même avoir tenté un visionnage où je n’avais pas tenu jusqu’au bout à l’époque, c’est dire. Et je suis également totalement passé à côté du film dont il est question aujourd’hui, il est vrai mort dans l’œuf avec une fermeture quasi totale des salles dès sa seconde semaine, fameuse mise à mort économique appelée Covid. Eh bien quelque chose me dit que je n’ai pas raté grand chose.

Dans la vie, on a les amis qu’on peut… Willy (Alban Ivanov) est un grand galérien, mais pas autant que son acolyte Tony (Michaël Youn), fraîchement sorti de prison pour trafic de drogue et qui accumule les dettes auprès de tout le monde, étant addicte aux courses de chevaux. Un beau jour en voyant la cage d’un chien des stups, les compères vont avoir l’idée du siècle, qui résoudra toutes leurs galères : le voler, comme ça il pourra trouver de la drogue pour eux, et plus qu’à la revendre. Que pourrait-il mal se passer ?

Le film est évidemment bête comme c’est pas permis, mais le plaisir régressif est un peu là, notamment au travers de quelques punchlines bien trouvées, comme « l’idée est tellement mauvaise qu’on dirait l’une des miennes ! ». Du burlesque à l’ancienne, avec quelques bons passages par moments, bien aidé également par un casting des plus fournis : Sarah Suco, Daniel Prévost, Fred Testot, François Berléand, Corinne Masiero, mais aussi malheureusement Florence Foresti, qui pour le coup est vraiment too much en flic ripoux qui bouffe à tous les râteliers. Le vrai point fort est évidemment Alban Ivanov, un géni comique absolu, toujours formidable dans tous ses rôles, mais il n’est clairement pas aussi bien accompagné que dans Les Mythos, qui reste de loin son meilleur film. Bête à manger du foin, une histoire vu mille fois, pour dix propositions neuf tombent à l’eau, mais le rythme est plutôt bon et on ri parfois, donc pas si pire je suppose.