Awake

Awake
2021
Mark Raso
La Guerre des Mondes, un film de science-fiction majeur qui a… Ah non ? Eh bien non, malgré un plagiat une inspiration évidente audit film, il s’agit d’un film « original », mais reprenant quasiment le même postulat, remplaçant l’attaque extraterrestre par une irruption solaire aux effets identiques, mais modernisés. Notre bon vieil astre solaire, censé nous protéger, va finalement peut-être devenir la cause de notre extinction.
Suite à une énorme éruption solaire agissant comme une bombe électromagnétique à échelle mondiale, tout système électrique est tombé en panne, flinguant instantanément non seulement les batteries, mais également les installations électriques, les satellites, tout. Plus grave encore, le système électrique du corps humain a lui aussi été touché, et depuis l’incident, aucun humain n’a réussi à s’endormir, comme si la mécanique était cassée. Même exténués, même avec des sédatifs, rien n’y fait, la fonction sommeil est impossible à reproduire. Le temps est alors compté, car déjà trois jours se sont écoulés, les esprits s’échauffent et la raison s’envole, alors que se murmure qu’une personne arrive à s’endormir, et se réveiller surtout puisque les rares tests arrivant à plonger les cobayes en état comateux y ont perdu toute activité cérébrale, et en sont donc mort. Jill (Gina Rodriguez) va tenter de sauver sa famille de ce chaos ambiant, et surtout sa fille (Ariana Greenblat), second cas détecté de personne pouvant encore dormir, source de toutes les convoitises.
Alors oui, le film démarre comme une redite un peu honteuse de La Guerre des Mondes (il faudra que j’en réécrive la critique un jour, mon évaluation s’est grandement améliorée avec les années), reprenant le même élément déclencheur avec les batteries grillées, la même technique pour réparer les voitures avec comme par hasard la famille qu’on suit qui va réussir à s’en procurer une, et on a même droit à des scènes quasi copié collé comme l’attaque de la voiture avec un enfant au volant. Oui, à un tel niveau de similitudes, surtout avec des visuels très en deçà et l’absence de l’ampleur d’une attaque extraterrestre, remplacé par des gens fatigués de ne plus dormir, tout ça sonne comme une version wish catastrophique, et les critiques sont à un sacré niveau de violence. Mais pour autant, du moins pour ma part, impossible de nier une quasi fascination, peut-être lié à ma propre fatigue, rendant l’expérience cathartique, louant le travail des maquillages et du jeu des acteurs, avec un combo fatigue folie montant crescendo pour des scènes jubilatoires. Tout le dernier acte est brillant sur la psyché humaine, avec le coup de la « grenade » absolument génial. Entre road trip, film post apo doublé d’une vision sur la dégénérescence cognitive, la proposition est forte et franchement assez aboutie.
