Anastasia

Anastasia
1998
Don Bluth, Gary Goldman

Quelle meilleure occasion de se refaire ce classique de Disney qu’une sortie Blue-ray ? Le film a marqué la fin d’une ère pour Disney, celle des contes de fée à l’ancienne avec comme à l’accoutumé un ou plusieurs méchants qui veulent du mal aux gentils avec bien sûr une histoire d’amour entre souvent une princesse et un prince charmant, pas souvent prince d’ailleurs. A ceci près que l’histoire qu’on nous compte est celle, romancé et faussé, de la famille des Romanov, derniers Tsars de Russie, tous assassinés par Rasputin durant la révolution. Sauf Anastasia et sa grand-mère qui ont réussis à s’échapper grâce à un cuisinier Dimitri. C’est là qu’on diverge de la réalité puisque la grand-mère fut sauvée car elle était en Belgique et Anastasia fut tuée lors de l’assaut, bien qu’on ne le sut que quelques années plus tard lors de la découverte de la fausse où était enterrés les Romanov. Période durant laquelle une inconnue s’est fait passer pour Anastasia auprès de la grand-mère. Or dans le film, l’usurpatrice est la vraie princesse. Et y’a aussi Rasputin qui a des pouvoirs magiques…

Si le scénario semble diverger assez radicalement du style classique des Disney, il n’en est rien. Le principe du conte de fée est largement respecté, de même que les codes usuels de la maison aux grandes oreilles puisque les chansons foisonnent. Mais si dans la plupart des autres films ça gonfle, la pilule passe ici beaucoup mieux du fait de la qualité exceptionnelle des musiques comme « le froid de décembre » , qui doit être particulièrement douloureux à Saint-Pétersbourg, ville où était le château des Tsars. On notera aussi que Anastasia bénéficie de la doubleuse officielle de Julia Roberts, pour le plus grand bonheur de nos oreilles, décidément chanceuses. Néanmoins, force est de constater que le nombre d’images est trop faible aux vus des saccades faciales lors des dialogues. De plus, Rasputin est sans nul doute le méchant le plus bidon de toute l’histoire de Disney, ce qui est fort dommage… Reste un Disney honorable avec une bande sonore de très grande qualité.

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3 réponses à Anastasia

  1. Julien dit :

    Tu as écrit cinq fois Disney ! Beau record… surtout à propos d’un film qui n’a pas du tout été réalisé ni même produit par les studios Disney ! 😀
    Le film est de Don Bluth qui est effectivement un ancien de chez Disney, mais qui bosse en solo depuis un bon moment ! On lui doit notamment Le petit dinosaure et la vallée des merveilles, Poucelina, Le lutin de central park, Rock-o-Ricko, Charlie mon héros, Brisbie et le secret de Nimh ou encore Fievel (autant de films qui ne sont donc pas des Disney).

  2. Antoine dit :

    ah autant pour moi j’étais persuadé que c’était Disney d’autant plus qu’il sont structurellement et culturellement très proches.

  3. Julien dit :

    Effectivement : ils sont américains…
    Mais bon, globalement, je trouve l’animation plus réussie chez Don Bluth que chez les Disney de l’époque, et surtout, DB abuse « un peu moins » des chansons. Un peu…

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