Cargo

Cargo
2010
Ivan Engler

Même si le mouvement tant à s’inverser, les films de science-fiction se font rare, surtout une fois retiré toutes les daubes hollywoodiennes toutes calquées sur le même modèle (au hasard Supernova et Clones). Heureusement, de temps à autre, les « petit pays » sortent des films de science-fiction avec un budget ridicule mais une idée de génie, comme se fut le cas l’an dernier avec le très bon, au niveau scénaristique, Moon. Ce coup-ci, c’est au tour de l’Allemagne de montrer ses ambitions.

Se passant dans un futur assez éloigné, l’humanité vit dans différentes colonies spatiales ou sur des planètes réhabilités. Néanmoins, depuis que la Terre est devenue inhabitable, la vie est beaucoup moins bonne, à l’exception de celle sur RHEA, situé à quatre années lumières de la Terre. Là bas, la végétation foisonne et tout y est sublimé. Anna rêve d’y habiter avec sa soeur, déjà sur place. Mais le rêve à un coût assez exorbitant et pour ce faire, elle accepte d’officier comme docteur sur en Cargo huit années durant (quatre allé, quatre retour). Alors que ça fait 3 ans et 8 mois qu’elle est seule, les autres étant en cryogénisation, elle entend des bruits provenant de la soute et aperçoit une main… Elle réveil immédiatement le personnel pour mener l’enquête. Et alors qu’à trois ils inspectaient la soute, le commandant du cargo est tué. Très vite, les anomalie vont se multiplier devenant de plus en plus inquiétant…

Premier constat : les effets spéciaux sont excellent ! Si le budget est serré, l’image est parfaite et aucuns manques n’est à noter. Si les acteurs sont inconnus, ils n’en déméritent pas pour autant, en particulier l’actrice principale, très convaincante. Le rythme, bien qu’un peu lent, est très bien géré et il renforce le suspense. Reste le scénario, une pure merveille ! Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler Matrix ou Sunshine, jouant habilement sur le psychologique en tournant autour de la réalité. On aurai pu atteindre des sommets, on aurai dû… C’est du moins ce que laissait présagé le milieu balançant une révélation monumentale sur la véritable nature du cargo, sa destination et ce que ça implique. Certes le souffle ne retombe pas mais il manque un twist ending. La fin se contente d’être une suite logique. Dommage car si le film reste très bon, il manque le coche du chef-d’oeuvre.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.