Harry Potter et le Prince de sang mêlé

Harry Potter et le Prince de sang mêlé
2009
David Yates

Initialement prévu en novembre 2008, le film fut repoussé à juillet 2009 pour des raisons commerciales. Le choix fut sans contestes le bon puisque la concurrence majeure fut en deuxième semaine l’entrée réduite de G-Force, alors qu’en novembre 2008, le choc aurait été frontal avec Twilight. Et il aurait été dommage de ne pas avoir un horizon idyllique tant ce sixième opus est de loin le plus ambitieux scénaristiquement, excepté ces suites peut-être.

Comme le prouvait au monde entier la fin de l’Ordre, Voldemort (Ralph Fiennes) est reparu. Depuis, lui et ses mange-morts sèment le chaos et la destruction. Malgré cela, Harry (Daniel Radcliffe), Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) retournèrent à Poudlard qui semble être l’un des seuls endroits sûr restant. Pendant sa sixième année, le professeur Dumbledore confia à Harry une mission : devenir l’élève favori du nouveau professeur de potion, Horace Sloghorn (Jim Broadbent), et de surcroît entrer dans son prestigieux club et ainsi tenter de lui soutirer des informations capitales qu’il aurait donné à Tom Jedusor durant sa scolarité.

Si fondamentalement l’histoire est du même niveau les précédentes, elle nous réserve néanmoins une petite « surprise » assez largement amorcée dans le passé au sujet du seigneur des ténèbres, mais on a là l’élément scénaristique le plus ambitieux de la saga jusqu’à présent. Au travers de scènes fascinantes, le film lâche avec fracas les Haorcrux, réceptacles de parties d’âmes de Voldemort, donnant par là même plus de crédit aux événements passés. La formule générale du film reste la même à savoir un assombrissement de l’histoire et des personnages, mais on aurait tendance à prendre ça comme un perfectionnement de l’ambiance instaurée, d’autant que la mise en scène est plus percutante et esthétique que jamais. Niveau des acteurs, il semblerait qu’au bout de six films le métier commence à rentrer. Par contre, l’action est revue à la baisse et il n’y aura aucun grand combat. Tant pis, l’univers enrichi rattrape le coup avec un approfondissement de la magie et une fidélité accrue, les robes de sorciers se faisant même un peu plus présentes (oui, car beaucoup pestaient là dessus). La continuité est bien là, mais le film arrive à se libérer des contraintes passées pour approfondir plus encore l’univers, et on s’en réjouit tant le résultat est là.

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