Le Prince de Greenwich Village

Le Prince de Greenwich Village
2005
David Duchovny

De temps à autre, les acteurs tentent leur chance de l’autre côté de la caméra. Ce coup-ci, il s’agit de David Duchovny qui officie donc en tant que réalisateur, mais aussi scénariste. Malgré des critiques excellentes, le film se fit très discret et n’a même pas eu de sortie ciné de par chez nous. L’essai est-il transformé ?

Tom Warshaw (David Duchovny) vit à Paris avec sa femme et son fils. Aujourd’hui, son fils fête ses 13 ans. 13 ans, c’est l’âge à partir duquel un enfant commence à devenir un adulte. Tom décide alors de lui révéler, ainsi qu’à sa femme, son sombre passé :

Tom (Anton Yelchin) vit à New-York et va bientôt avoir 13 ans et la vie n’est pas facile tout les jours pour lui : son père est mort d’un cancer il y a un an et depuis, sa mère (Tea Leoni) [on notera au passage un surpuissant complexe d’œdipe puisqu’elle était alors la compagne de Duchovny] n’est plus qu’une ombre dépendante de somnifères et autres médicaments. Pire encore, la relation entre Tom et son meilleur ami attardé Pappass (Robin Williams) se détériore à cause de certaines tensions. Tom essayera tant bien que mal de trouver du réconfort au près d’une mystérieuse détenue « Lady ». Mais un malheur n’arrive jamais seul…

Qu’importe à quel point votre vie est merdique, il est difficile de faire pire. Après un début peu rassurant à cause d’un humour américain très gras, on commence à s’habituer au trisomique, notamment grâce à la très bonne prestation de Robin Williams. La seconde moitié du film commence à devenir intéressante avec une montée en puissance des problèmes. A partir de la scène de l’hôpital, le film commence à réellement vous prendre aux tripes avec une sacrée boule à la gorge au moment fatidique. Un beau film tristement fort.

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