Source Code

Source Code
2011
Duncan Jones

Réalisateur et scénariste du très moyen Moon, Duncan Jones renoue avec la science-fiction. Son précédant essai n’était pas un ratage complet puisque le scénario était fort et intelligent, même si plombé par un rythme lent, un acteur mauvais et une mise en scène minimaliste. Grace à un budget hollywoodien, arrivera t-il à faire le sans fautes ?

Après la mort, le cerveau garde en mémoire les huit dernières minutes de sa vie. L’armée a réussi à développer un appareil capable de retracer ce code source et l’exploiter. Plus tôt dans la journée, un train a subit une attaque terroriste. Et ce même terroriste s’apprête à détruire la ville de Chicago à grands coups d’explosifs. Le militaire Colter Stevens (Jake Gyllenhaal) est affecté au source code et devra revivre inlassablement les huit dernières minutes de la vie d’un passager du train, l’ami de Christina Warren (Michelle Monaghan), jusqu’à ce qu’il trouve le coupable. Et ce avant que le deuxième attenta ne commence…

On aurait pu craindre une version militaire de Un jour sans fin mais heureusement, le film se révèle beaucoup plus fin que ça. L’histoire se déroule de façon originale et recèle bon nombre de rebondissements et révélations biens vus. Malheureusement, le côté scientifique du film est assez limité et n’apporte pas suffisamment de cohérence pour que la fin puisse être incontestable. La crédibilité du film tiendra en deux points : le rythme et les acteurs. Entre un très bon Jake Gyllenhaal, bien que moins en forme que dans Prince of Persia, et une grande vitesse dans l’action, on a pas tellement le temps de se poser de questions. Mais le scénario n’en demeure pas moins solide. Sans être le meilleur film de science-fiction, Source Code aura le mérite d’être très inspiré et dynamique, et c’est déjà beaucoup.

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