Une éducation

Une éducation
2010
Lone Scherfig

Comme pour la plupart du temps avec le cinéma d’auteur, le film fut peu représenté dans les salles et fut largement récompensé dans les festivals et a même été nominé dans les plus importantes statuettes des oscar : meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleure actrice.

Comme probablement dans le livre de Lynn Barber, le film prend place en 1961 en Angleterre. Jenny (Carey Mulligan) est une lycéenne brillante de 16 ans (24) qui rêve d’aller à Oxford pour y étudier les lettres. Mais alors qu’elle sortait d’un cour de violon, il se mit à pleuvoir (c’est dingue ça en Angleterre !) et un homme, David (Peter Sarsgaard/ça se garde, ah ah ah !), l’aborde avec humour et la convainc de le laisser la raccompagner chez elle avec sa voiture. David est homme ayant certes le double de son âge mais il est difficile de résister à un homme aussi beau, gentil, attentionné et qui prévoit pour ses 17 ans de l’amener à Paris, elle qui a toujours rêvé de la France (quelle drôle d’idée ?). Et très vite, même son père (Alfred Molina), d’ordinaire si difficile, lui donne sa bénédiction. Etant donné que ses études devaient lui permettre de s’offrir ce dont David la gratifie, elle décidera donc d’arrêter l’école.

Dans les années 60, même si des efforts étaient faits, la place de la femme dans la société n’était pas très enviable pour toute personne carriériste ou caractérielle. La personne de David représente pour Jenny une opportunité incroyable et inespérée. Mais les choses ne sont jamais aussi faciles. Le film est structuré comme une histoire d’amour dramaturge : le début n’est qu’exaltation, plaisir et jovialités, agrémenté ici d’une touche comique ; puis dans la seconde moitié, la magie s’efface, quelque chose cloche puis vient la révélation, sur un ton beaucoup plus sombre. Les deux parties sont réussies mais le film évite soigneusement certains piège comme le prouve la fin, pas forcément originale mais qui ne tombe pas dans le discours moralisateur. Le tout porté par des acteurs pas très connus mais qui savent faire vivre leur personnage.
Un très beau film bien fait, bien qu’un peu cantonné à son genre.

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