Natty Gann

Natty Gann
1986
Jeremy Kagan

Pas particulièrement connu, le film est pourtant considéré comme l’un des plus beaux Disney, au même titre que L’Incroyable voyage. Qu’en est-il ?

Le film prend place à Chicago dans les années 30, en pleine crise économique. Sol Gann, ouvrier dans une usine, se retrouve licencié pour cause de restructuration mais on lui propose un job de bûcheron dans l’Etat de Washington. Vu la situation, il n’a d’autre choix que d’accepter le poste et de confier pour un temps sa fille Natty (Meredith Salenger) à une amie. Mais la situation va rapidement devenir invivable pour Natty qui subira brimade et insultes de la part de sa tutrice. Pire encore, un soir elle l’entend appeler la police pour la mettre en orphelinat. Elle décide alors de fuguer et de rejoindre son père à l’autre bout du pays. L’aventure ne sera pas facile et le chemin sera semé d’embûches mais deux amis l’aideront pour sa route : un loup, qu’elle sauva de sa condition d’esclave, et Harry (John Cusack), un vagabond au grand coeur.

Disney aime jouer avec les sentiments de ses spectateurs en leur contant des histoires tristes qui font tirer les larmes (aux enfants). Et pour maximiser l’effet, les deux chartes principales sont respectées : « enfants » et animaux. La jeune Natty (qui a en réalité 15 ans lors du film et non 12) est remarquable, attachante et émouvante. Sa naïveté et son apparente innocence est contrebalancé par une grande intelligence et un mental d’acier. Son fidèle compagnon le loup est très mignon et fait office de mascotte et de protecteur. Son dressage force le respect. John Cusack est lui aussi très bon dans le film et on a de la peine pour lui quand on voit toute la dévotion, toute la gentillesse et l’humanisme dont il a fait preuve envers Natty pour qui un amour est né et pourtant, elle choisit de ne pas le suivre. Certes, le film laisse entendre une correspondance écrite entre eux mais quittera t-elle un jour son père pour le rejoindre ? Et pendant ce temps le pauvre a le coeur déchiré… Je suis probablement le seul à m’en soucier mais bon… On notera aussi les très belles musiques de James Horner et des paysages magnifiques. Au final, même si le film est un peu bébête et lent, il est très beau, poétique et émouvant.

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