Mes meilleures amies

Mes meilleures amies
2011
Paul Feig

Véritable bombe aux Etats-Unis, le film y a récolté plus de 169 millions ! Énorme pour une simple comédie sans prétentions, d’autant que le film a connu le succès sur la durée. Rajoutez à cela une star montante dans le rôle titre et il y a de quoi espérer une très grande comédie. Non ?

Côté scénario, on retrouvera Annie (Kristen Wiig) face à un problème épineux : le mariage. Mais pas le sien, celui de sa meilleure amie Lillian (Maya Rudolph). En effet, elle va apprendre qu’en plus d’elle, Lillian a choisit quatre autres demoiselles d’honneur. Et Helen (Rose Byrne), va tout faire pour évincer Annie de la course et prendre la place de unique meilleure amie. Mais Annie devra aussi affronter un autre problème de taille : l’amour. Que d’émotions !

Le ton du film est vite donné, pas de faux-semblant : c’est crade. Honte et vulgarité sont au programme avec d’emblée des références sexuelles très osés et explicites (« je préfère qu’il me jouisse dans la bouche que sur le visage ») ou encore des séquences d’humiliation publique interminable sur les habituels discours (« ah là là, on vous aime les mariés, délire ! »). Mais le film prend une tout autre dimension lorsqu’un monstre obèse chie dans le lavabo d’un magasin de luxe, tandis que la future mariée défèque en plein milieu de la rue, les autres demoiselles d’honneur se vomissant dessus mutuellement. La grande classe ! L’exagération est le maître mot avec des scènes horribles et insoutenables comme deux obèses frère et soeur se rasant l’un l’autre ou une folle hurler comme une conne dans l’avion. Pire encore, le film dure, dure… Et nous, pauvres spectateurs, on endure… Et enfin le générique de fin. Ouf ! Mais qu’est-ce que ? Non ! Pas le monstre obèse ! Ah la vache avec le salami ? Le jambon aussi ? Non, pas le sandwich thon/sirop d’érable ! Vous l’aurez compris, le film réussi le tour de force d’être la pire comédie de tout les temps mais sans en devenir drôle de par le second degré. La connerie et la vulgarité à leurs apothéose. Putain, et dire qu’en 2013 on rempile pour une suite…

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