Minuit à Paris

Minuit à Paris
2011
Woody Allen

Un Woody Allen, c’est un peu comme les dragées surprises de Bertie Crochue : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Et ce coup-ci, il s’attaque à Paris. Mon dieu quelle originalité ! Et bien en fait pas forcément.

Le film se déroule donc à Paris en 2010. Gil (Owen Wilson) et Inez (Rachel McAdams) y passent un peu de temps avant leur mariage pour que Gil y trouve l’inspiration qui lui manque pour parachever son roman. Mais un soir où Inez sortait seule, Gil flâna de nuit dans les rues de la capitale et alors qu’il se posait sur les marches d’une édifice, une vieille Peugeot s’arrêta près de lui et des personnes lui demandèrent de monter. Durant la soirée, il fit la connaissance de F. Scott et Zelda Fitzgerald ou encore Ernest Hemingway. Que se passe t-il ? Voyage temporel, hallucination, rêve ? Et le lendemain, sur le même pallier, à minuit pile, la voiture repassa et Gil reparti en 1920, époque qu’il qualifie « d’âge d’or ». Et encore une fois, des personnages emblématiques de l’histoire se tenaient là à ses côtés : Salvador Dali (Adrien Brody), T.S. Eliot, Pablo Picasso et son amie Adriana (Marion Cotillard). Mais finalement, était-ce si bien que ça le passé ?

Durant une grande partie du film le spectateur se demandera ce qu’il en est vraiment. Il faut dire que Woody Allen faisant de la science-fiction, c’est surprenant. De ce point de vue là, le scénario est remarquablement bétonné et tient largement la route et les références historiques coïncides. On peut aussi compter sur un casting massif, surtout du côté français, avec en plus Léa Seydoux et Gad Elmaleh. Et tous s’en sortent fort bien, même Carla Bruni qui arrive à être audible. On assiste donc à un très beau film très soigné qui nous offre une ambiance unique et nostalgique d’un Paris sublimé, enchanteur, naïf et romantique, agrémenté de musiques d’époques très jolies. Une vision idyllique certes, mais après tout, tout le monde voit le monde à sa façon et celui-ci vaut le détour !

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