La Planète des singes : les origines


La Planète des singes : les origines
2011
Rupert Wyatt

Si le remake La Planète des singes fut largement rentable, il ne s’est pas fait de place dans le cœur des fans de l’oeuvre originale, la faute à une histoire et une approche totalement différente. Mais Hollywood n’en a pas pour autant fini avec la saga et nous propose de (re)découvrir les origines du bouleversement de la Terre, à savoir la prise de pouvoir des singes. Soit grosso modo un remake du quatrième volet simiesque, même si se déroulant dans un univers parallèle.

Oubliez ce que vous savez de la prise de pouvoir. Ici, l’histoire ne se résume pas en une mutation génétique logique suite à l’adoption de nombreux singes sur plusieurs générations, dû au virus ayant tué tous les chats et chiens. Non, dans ce film on suivra le docteur Will Rodman (James Franco) qui travaille sur un projet visant à guérir les cerveaux malades : l’ALZ112, un puissant virus pathogène (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler la pilule NZT de Limitless). Ce projet compte particulièrement pour lui car son père (John Lithgow) souffre d’Alzheimer à un stade très avancé. Mais un singe cobaye devint fou et compromis les test, mettant fin aux opérations. L’ordre de tuer tout les singes fut donné mais Will ne put se résoudre à ôter la vie d’un bébé et décida de le garder. Mais trois ans plus tard, son singe César (Andy Serkis en motion capture) montre des facultés étonnantes dû à l’ALZ112 transmis génétiquement. Faisant fi des interdit, Will testa la souche sur son père et les résultats furent sans appels : une rémission complète ! Mais tout dérapa le jour où César eu une altercation avec un voisin et fut envoyé dans un zoo. Se rendant compte de la situation de ses frères, César décida de lancer une contre-attaque. La révolution est en marche !

Sacrilège ! Infamie ! Effectivement, l’histoire n’est pas la même. Mais tant mieux ! Il est vrai qu’un virus ne tuant que les animaux domestiques suivit d’une hallucinante évolution génétique, c’est beaucoup moins probable que cette nouvelle version. Même si le côté scientifique ne pèse pas très lourd, il a néanmoins le mérite de rendre crédible le tout, chose inédite dans la saga. Et l’histoire parait d’autant plus plausible que la modélisation des singes, bien qu’encore imparfaite, est bluffante de réalisme (surtout avec l’orang-outan qui fait parti des nombreux clin d’œil que les fans sauront apprécier) ! On remarquera aussi que ce film n’est pas un blockbuster purement commercial : l’accent est mit sur le scénario, avec accessoirement quelques scènes plus graphiques, et le film se permet même quelques séquences émouvantes. Sans aucun doute le meilleur épisode de la saga entre la gestion du rythme, la cohérence de l’histoire, la finesse des effets numériques et le charisme des acteurs. Espérons que cette nouvelle dynamique ne perde rien de sa superbe pour la suite prévue pour 2014.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.