La Colline aux Coquelicots

La Colline aux Coquelicots
2012
Goro Miyazaki

Quand on pense au studio Ghibli, les adjectifs élogieux sont légion. Mais l’alliance avec le vilain petit canard de la famille Miyazaki nous rappelle douloureusement son ratage intitulé Terremer. Une si belle équipe sous ses ordres et pourtant, le résultat fut affligent. Papa aura t-il donné la fessé suffisamment fort ?

Pour ce nouveau film, point question d’adaptation d’un livre, Hayao Miyazaki se charge de l’histoire. Dans un Japon des années 60, Umi s’occupe de prendre soin de sa famille comme son père est mort et que sa mère travaille dans une université américaine. Un jour, à son école, elle fit la rencontre de Shun, un jeune homme plein d’entrain. Leur passion commune pour le quartier latin, vieil édifice regroupant tous les clubs et ateliers étudiants, va peu à peu les rapprocher et la proximité créera un amour entre eux. Mais un jour, alors que Shun rendait visite à Umi, il vit une photo qu’il connaissait bien où figurent trois marins dont son père biologique. Il se rendit compte d’une vérité terrible : ils ont le même père. Comment pourrait-il aimer sa soeur ?

On se retrouve immédiatement plongé dans une ambiance très chaleureuse et conviviale qui, malgré les tristesses passées (guerres et donc morts), sent bon la joie de vivre. L’entraide et l’amitié au sein de l’école sont stupéfiantes. La rénovation du quartier latin fait intervenir tous le monde et tous rient et travail ensemble. Cette proximité étonnante entre eux donne très envie de faire partie de l’aventure. L’histoire est très guillerette et le problème d’inceste est réglé tranquillement et intelligemment, personne ne sera choqué par leur idylle. Et mêlé à l’univers graphique des studio Ghibli, on obtient un film remarquablement beau et simple. Le tout s’achevant sur une superbe musique, quoiqu’un peu tristounette. Par contre, on émettra quelques réserves, notamment en ce qui concerne la pudeur frustrante du film et son manque d’originalité en ce qui concerne l’histoire. Mais pas de doutes, Goro est en bonne passe de rattraper son maître !

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