La Vérité si je mens

La Vérité si je mens
1997
Thomas Gilou

Alors que le troisième volet de la saga judao-textile vient tout juste de débarquer, il est temps de faire un point sur cette recette qui fait recettes. Et avec 4,9 millions d’entrées, le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un sacré carton digne des Splendides.

Pour ceux qui ne savent pas, ou ne s’en rappel plus, l’histoire reprend le parcours assez laborieux de Eddie Vuibert (Richard Anconina) qui vagabonde sans le sou. Mais un jour, il tombe sur Victor (Richard Bohringer) qui, suite à un concours de circonstances, le prend pour un juif – qu’il n’est pas – et, par solidarité religieuse, le prend sous son aile. Une véritable aubaine pour lui ! Et son nouveau statut le propulse immédiatement aux plus hauts rangs de la société. Mais pour séduire la fille de son patron (Amira Casar), il faudra prouver qu’il est capable d’encore plus. Mais son ambition pourrai bien le perdre…

Les juifs ont toujours été nombreux au cinéma, que se soit derrière ou devant la caméra. Il est donc logique de voir un film qui leur soit dédié et eux mêmes, assez lucides, sont conscient de l’avantage carriériste que leurs origines leur apportent. Mais plus que ça, le film montre la solidarité et l’entraide autour de cette communauté bien que cela ne les protègent pas des coups bas et autre traîtrises. Le film dresse aussi un très beau portrait d’amis avec bien évidemment Eddie (Richard Anconina) mais aussi Dov (Vincent Elbaz), Yvan (Bruno Solo), Serge (José Garcia) et Patrick (Gilbert Melki). Une belle brochette de stars même si Dov et Serge sortent largement plus du lot que les autres. Eddie est quand à lui assez fade, dépourvu de charisme et outrageusement arrogant. Malgré tout, le film est très drôle et même si le côté juif est un peu encombrant, on passe un très bon moment avec tout de même une fin un peu molle. Un très bon divertissement mais assez brouillon et amateur.

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