Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres
2012
Guy Ritchie

Après nous avoir enthousiasmé avec sa nouvelle version de Sherlock Holmes, Guy Ritchie reprend du service pour perpétuer son oeuvre. Les enjeux sont énormes entre une saga en devenir et un résultat mondial de 524 millions à égaliser, tout en respectant le style qui a fait son succès.

Après avoir lutter contre la « magie noire » de Lord Blackwood, qu’attend nos enquêteurs de génie, Sherlock Holmes (Robert Downey Jr.) et John Watson (Jude Law) ? La tâche ne sera pas facile : alors que Watson prépare son mariage, Holmes cherche à coincer et faire tomber le grand maître de Irene Adler (Rachel McAdams), le professeur Moriarty (Jared Harris). Holmes le soupçonne de vouloir déclencher une guerre mondiale afin de pouvoir vendre ses armes. Sa piste la plus prometteuse le mènera en France avec son groupe activiste des anarchistes. Sim (Noomi Rapace), une gitane, l’épaulera. Watson, lui, devra le suivre contraint et forcé.

On constate immédiatement que rien a changé, pour le plus grand plaisir des fans. Le duo Robert Downey Jr./Jude Law fonctionne toujours aussi bien avec beaucoup d’humour et de classe très british. Leurs intelligences réciproques sont une nouvelle fois mises à l’épreuve pour un immense complot planétaire, mais qui ne sera malheureusement pas aussi passionnant que la première de leurs aventures. Les effets de ralenti sont encore de bon ton et leur utilisation révèle un sacré talent et comme précédemment, la mise en scène est une franche claque, toujours accompagné par ces musiques nerveuses excellentes. Le plaisir de retrouver Sherlock est intact entre son humour, ses jeux de maquillages et costumes, ses combats et ses déductions qui laisseraient le Mentalist baba. On regrette vraiment le côté sombre et politique du film qui le plombe comparativement au premier. Mais tout ceci ne sera qu’illusion, un mauvais souvenir, lors du final magnifique qui ralliera et convaincra tout le monde tellement c’est intelligent, brillant, surprenant et fait avec tellement de classe et de talent. Si certains en doutaient, c’en est fini : Sherlock Holmes est désormais l’une des plus grandes franchises du septième art.

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