300

300
2007
Zack Snyder

Mise à part Troie et Gladiator, les péplums sont de grands habitués des ratages financiers colossaux, à l’image du récent Conan. Et pour Zack Snyder, même si L’armée des morts fut un franc succès, 300 n’est que son deuxième film. Et pourtant, les spectateur ont fait plus que répondre présent : plus de 450 millions de recettes pour cette adaptation du roman graphique de Frank Miller inspiré d’une histoire vraie que voici :

En 480 avant Jésus-Christ un envahisseur menace la Grèce : l’empire Perse. Assoiffés de pouvoir, ils n’ont de cesse que de piller et ravager les terres pour se les octroyer. L’une de leurs prochaines cibles est Sparte, ville de sanguinaires formés pour être des guerriers sans pitié dont le seul but dans la vie est de mourir au combat, honneur suprême. Mais dans leur infinie générosité, les Perses laissent le choix au Roi Leonidas (Gerard Butler) : soit ils s’agenouillent soit ils meurent. Pour Leonidas, le choix est vite vu : ça sera la guerre ! Malheureusement pour lui, les dieux ne lui accordent pas le droit d’envoyer son armée. Contraint et forcé, Leonidas partira affronter plus d’un millions d’homme, d’abominations et autres créatures du mal accompagné de seulement 299 autres de ces soldats (dont Michael Fassbender). 300 contre un millions…

Pourquoi tant d’engouement autour d’un simple péplum sur une guerre perdue d’avance mettant en scène des brutes qui ne jurent que par le sang et la mort ? Comment a t-il fait pour convaincre aussi massivement un public peu habitué de ces productions ? Tout simplement parce que ce film est un chef d’oeuvre artistique et graphique. Chaque scène est digne des plus belles peintures, chaque pas est adroitement planifié et aucun détail n’est laissé au hasard. Quasi intégralement conçu par ordinateur, chaque image reflète le talent artistique du film : une image magnifique, des couleurs éclatantes et un effet de blur général (surbrillance). Le résultat est magnifique et dans les scènes de batailles, intelligemment mises en scènes, c’est carrément impressionnant. De par leur caractère cru et brutal, les dialogues contribuent eux aussi à une ambiance bestiale, brutale et endiablée. Si le scénario n’est pas lourd, il est largement rattrapé par l’intelligence des stratégies et la richesse de l’époque. Plus qu’un simple gros film faisant pleuvoir l’hémoglobine, c’est une véritable oeuvre d’art. Vivement la suite (le préquel) !

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