Ricky

Ricky
2009
François Ozon

Quand François Ozon est aux commandes d’un film, il y a de quoi trembler quand on se rappel de la qualité de ses autres films et du fait que le heureusement mort Eric Rohmer était son professeur ! Quand tant de médiocrité se rassemblent, il ne peut en sortir rien de bon…

L’histoire est elle aussi on ne peut plus inquiétante : Katie (Alexandra Lamy) fait un enfant avec Paco (Sergi López) : Ricky, un petit garçon doté d’ailes de poulet. Et c’est à peu près tout ce qu’il y a à dire sur l’intrigue de ce film… A ceci près qu’à la fin les parents « laissent » le bébé vagabonder et vivre sa vie tout seul.

D’après le réalisateur, il existe deux interprétations possibles : soit tout ceci n’est qu’un rêve, soit il s’agit d’une métaphore de la maladie (sous-entendu que l’enfant est mort et à rejoint les anges). Ou sinon, il existe une troisième vision assez majoritairement partagée : tout est au premier degré et c’est du grand n’importe quoi. Si on accepte le fait que des ailes de poulet poussent dans le dos d’une personne (il faut dire que X-Men nous y avait bien préparé avec Angel), il est plus difficile de tolérer certains comportements qui rendrait Ribery intelligent et sein d’esprit en comparaison. On pardonnera aussi difficilement l’absence de rythme et une histoire qui fera semblant de démarrer après une introduction lente et pénible. Mais il n’en est rien ! Ajoutez à cela des acteurs mous et sans saveurs et vous obtiendrait un film parfaitement chiant. Si le film se voulait psychologique, c’est un ratage. On rappellera que l’usage de produits illicites nuit gravement à la santé.

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