Matrix Reloaded

Matrix Reloaded
2003
Andy Wachowski, Larry Wachowski

Indéniablement un grand succès critique (à peu près) et financier (463 millions $), Matrix entra dans la légende avec fracas. Si de nombreux fans ont amèrement regretté les suites, force est de reconnaître que l’histoire ne laissait pas d’autres options. Après tout, l’avenir de l’humanité doit être scellé et la fameuse cité de Sion est restée inconnue. Mais cela laisse malgré tout une marge de manœuvre énorme et ce second opus avait toutes les cartes pour surclasser le premier. Mais son destin fut tout autre…

Quelques mois (ou années ?) se sont écoulées et Néo (Keanu Reeves) et Trinity (Carrie-Anne Moss) font la collecte d’humains avec Morpheus (Laurence Fishburne) dans la Matrice dans l’idée d’un jour renverser les machines. La menace est réelle pour elles et pas question de se laisser détrôner : pas moins de 250 000 unités mécaniques forent en direction de Sion. L’Oracle a t-elle la solution ? Que faire ? Et avec un agent Smith (Hugo Weaving) plus puissant que jamais, difficile d’avancer. Les jours de l’humanité sont comptés…

Plus haute est la barre, plus rude est la chute. On peut carrément zappé les 45 premières minutes du film tant elles sont catastrophiques et molles. Tout juste apprend t-on l’invasion imminente des machines. La force du premier film étant en partie due à son côté psychologique mais cette suite s’y vautre lamentablement avec son histoire de choix déjà faits. Ce n’est pas la présence pitoyable de Lambert Wilson et Monica Bellucci qui y changera quoi que se soit. Les acteurs sont mauvais, ou presque, et certains passages font presque peur, comme la présentation de Sion. Si la ville est en sois intéressante, le côté sauvage, animale et déviante de sa population est inquiétante. Heureusement, le film peut compter sur de forts moments d’action à grands coups d’explosions et de tôles froissées, bien que les fusillades soient une nouvelle fois une aberration de précision. L’univers et l’ambiance graphique sont plutôt bien conservées mais l’ennuie n’est pas loin. Si le film n’est pas passablement mauvais, il n’en reste pas moins une horrible déception.

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