Admis à tous prix

Admis à tous prix
2007
Steve Pink

Généralement, un sort funeste frappe la plupart des teen-moovie tel American Pie : un arrêt brusque de la carrière de ses acteurs, ou alors une petite dans les sous-productions (direct-to-DVD). Mais ici, c’est tout le contraire qui c’est passé : jusque-là pas très connu, les trois principaux acteurs du film sont très rapidement devenus des stars incontournables, particulièrement Justin Long et Jonah Hill, et dans une moindre mesure Blake Lively. Les raisons d’un destin plus favorable ?

Aux Etats-Unis, les études supérieures ne sont pas financées pat l’état et c’est ainsi qu’après le lycée, les étudiants doivent dépenser entre 10 000 et 30 000 $ par semestre, ceci incluant le logement, quasi automatique. Mais dans un monde difficile, ce gouffre financier est une étape obligatoire pour toute personne souhaitant réussir. Mais de par la privatisation des écoles, leur nombre de place est limitée et c’est comme ça que, entre autre, le finissant Bartleby (Justin Long) s’est retrouvé rejeté par la totalité des écoles où il avait postulé. La situation est critique, ses parents le rejettent et la société l’abandonne. Même si ça n’est pas une vraie solution, il va créer avec quelques amis le site du SHIT (South Harmon Institute of Technologie), une école qui daigne l’accepter (et pour cause puisqu’il l’a inventé). Mais ses parents demandent à l’accompagner pour la rentrée et il décide de louer un ancien hôpital psychiatrique et en faire son école. Et très vite, les choses vont le dépasser et le SHIT va devenir plus vraie qu’il ne l’aurait jamais espéré.

L’idée de départ est excellente : créer une école fictive pour faire bonne figure. La mise en place est d’ailleurs ingénieuse et réaliste. Puis quelque chose d’inattendu va arriver : l’établissement va devenir effectif et acquérir quelques 300 étudiants. C’est d’autant plus intéressant que tous furent rejetés et que l’école représente leur dernière chance. Le discours d’intégration est mémorable. C’est là toute la force du film car en plus de compter sur des acteurs sympathiques et un héros incroyablement charismatique, le film véhicule un message magnifique de tolérance, d’entraide et de courage. Si certains passages sont plombés par des conneries purement américaines, comme le vieux relou pseudo-professeur d’économie qui est d’une grossièreté insupportable, le film est porté par un Justin Long parfait et de grands moments avec des dialogues forts, percutant et pertinents. D’un plutôt bon niveau comique, le film est d’une profondeur rare.

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