Contrebande

Contrebande
2012
Baltasar Kormakur

Dans une semaine marquée sous le signe de Cannes, j’ai décidé de boycotter De rouille et d’os. Le second en compétition ne passant pas à une heure pratique, mon second choix s’est vu reporté sur celui-ci, qui bien qu’ayant eu un succès surprise aux Etats-Unis, me laissait dans une incertitude la plus totale quand à la qualité du film. Mais au moins le casting est très bon.

Le sujet du film ne parle à priori à personne : le « métier » de contrebandier. Il s’agit de faire passer en douce des marchandises par bateau en espérant pas se faire gauler. Le but étant ou de ne pas payer des frais de taxes ou plus fréquemment, dans l’optique de faire entrer des drogues et autres produits dont la possession est condamnable. Chris Farraday (Mark Wahlberg) était l’un d’eux mais après son mariage avec Kate (Kate Beckinsale), il a décidé de se ranger. Mais ce ne fut pas le cas du frère de Kate et lors d’une inspection des douanes, il dû balancer à la mer cinq kilos de cocaïne qu’il devait livrer à un truand (Giovanni Ribisi), lui même employé de Sebastian (Ben Foster), le meilleur ami de Chris. Et pour rembourser la dette de son beau frère, Chris va devoir reprendre du service.

Le film prend place avec une histoire relativement originale puisqu’axée sur des contrebandiers, profession peu reconnue et peu représentée. On se demande pourquoi ? Mais très rapidement une constatation s’en dégage : on s’en fout. Ça pourrait-être n’importe quel autre escroquerie du genre que ça ne changerait rien. En réalité, le film cache une histoire ultra classique de mafioso et autres petites frappes cherchant à se faire du fric. Heureusement, le rythme est plutôt bon et la mise en scène pas mal pour le budget (25 M$) qui semble avoir été un frein. De plus, comme on s’en doutait, le casting aide à faire passer cette re-sauce, bien que tous soient dans une petite forme. Un peu de fainéantise scénaristique mais quelques bonnes idées y émergent de temps à autre permettant de tenir en haleine le spectateur. Le résultat est donc plombé par l’effet « film déjà vu cinquante fois » mais ça reste sympathique et divertissant.

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