Mariage Express

Mariage Express
2010
Michael Ian Black

Éternel personnage secondaire dans des films qui le sont tout autant, on retrouve ce coup-ci Jason Biggs en tête d’affiche d’une comédie-romantique, bien que sa diffusion fut limitée aux territoires anglophones, exceptés les Etats-Unis. Il est bien souvent compliqué de sortir des bacs à DVD…

Comme le titre l’indique, le film est l’histoire d’un mariage impromptu. Tout commença alors que Anderson (Jason Biggs) voulait demander en mariage sa copine Vanessa. Elle en mourut d’une crise cardiaque… Un an plus tard, il est dévasté et toujours hanté par son souvenir idyllique. Mais alors qu’il mangeait paisiblement avec un ami dans un café, il demanda en mariage une parfaite inconnue. Pour Katie (Isla Fisher), la serveuse, cette phrase lui apparue comme une délivrance. En plein questionnement sur ses possibles fiançailles avec son ami William, qu’elle n’aime finalement peut-être pas. Cette proposition leur donna quelque chose qu’ils avaient tout les deux perdu : l’espoir. Il n’avait rien à perdre, elle avait tout à lui donner. Son « oui » changera à jamais leur vies.

C’est ça l’aventure : bâtir sa vie sur un coup de tête. Impromptu, irresponsable ? Qu’importe, ils l’ont décidé ! Oui, mais non. Deux seconde plus tard ce grand débile se déballonne et change d’avis tout le temps sans réfléchir à ce que pense la magnifique rousse juste à côté de lui qui le suis avec gentillesse et tendresse. Il était au fond du trou et elle l’en sort instantanément mais monsieur doute et la blesse à chaque fois. Elle qui a pourtant lâché sa vie pour lui. Bien évidemment tout se termine bien mais par rapport à la folie et l’intensité du geste qui les a rassemblé, toute la suite manque de panache, de fougue et de romantisme. Le malaise de se retrouver avec un inconnu, le regret et l’incertitude qu’ils font preuve est communicative et le film s’en retrouve pénalisé et encombré. Le résultat est malencontreusement mou et a un arrière goût de mélancolie. Heureusement, une bonne d’ose d’humour tente de nous faire oublier la morosité tenace et bien que la grosse majorité des gags sont trop fortement américain, certains passages sont réellement tordant. Cela est-ce suffisant ? Malheureusement non, le romantisme tarde à arriver. C’est toujours rageant de voir une si bonne idée aussi mal exploitée. C’est ainsi que va le monde…

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