La Tête en friche

La Tête en friche
2010
Jean Becker

Cette petite adaptation française du livre de Marie-Sabine Roger avait forte impression lors de sa sortie cinéma et avait tout de même conquit plus d’1,2 millions de spectateurs. Certes le chiffre n’est pas mirobolant mais n’étant pas une grosse production, on peut espérer que son succès soit dû à d’indéniables qualités.

Le film nous présente un personnage très français et bien bourru : Germain (Gérard Depardieu). Il est la bonne poire du village, le bon copain. Un peu débile voir attardé, il se traîne, va au bar avec ses amis, file un coup de main, vend ses légumes. Un quotidien morose et profondément ancré. Mais alors qu’il allait au parc voir ses pigeons, il fit la rencontre de Margueritte, une vieille dame de 95 ans. Elle est menue, classe et cultivée. Son exact opposé. Mais avec elle il va trouver cette mère aimante qu’il n’a jamais eu, une amie qui lui faisait défaut. Et tous les jours, il s’assois sur le banc du parc pour l’écouter lire et s’instruire. Plus que le goût de l’apprentissage ou de la littérature, Germain va apprendre à aimer.

Un peu lent à démarrer, le film s’axe autour d’un personnage grossier, maladroit et rustre. Un gros ours mal léché et simplet. Puis vint Margueritte avec qui tout prendra forme et elle donnera petit à petit un cœur et une instruction à notre anti-héros. Assez maladroitement abordé, son enfance est instructive et intéressante, donnant plus de profondeur à son personnage mais aussi à sa mère. Et puis on fini par s’y attacher grâce à son évolution positive qui redonne à Gérard Depardieu sa prestance de la grande époque avec son final mignon et poétique. Ça n’est certainement pas un grand film mais on se laisse facilement émouvoir par ce couple spirituel qui nous fait rêver.

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