Recherche bad boys désespérément

Recherche bad boys désespérément
2012
Julie Anne Robinson

Le métier de scénariste n’existe presque plus. Forcément, plus le temps passe et plus un grand nombre de sujets sont traités. Raisonnement limité voir débile qui démontre une fainéantise croissante qui fait que presque un film sur deux est une adaptation de « best-seller ». Et il semblerait que ce film soit donc tiré d’un roman d’une certaine Janet Evanovich. Or le problème c’est que l’originalité fait défaut en littérature plus que n’importe où ailleurs. Et ça se sent…

En ce moment, c’est la crise. – Ah bon ? – Du coup, la pauvre Stéphanie Plum (Katherine Heigl) fut virée de la boutique de lingerie où elle travaillait. Semble t-il que tout les commerces de proximité font faillite. Mais heureusement pour elle, une agence de chasseurs de primes accepte de l’engager. Ainsi, en échange de 8% de la caution, elle rapporte (ou tente de rapporter) un fugitif à la police. Pour sa première mission, elle doit traquer et arrêter un policier en caval : Joseph Morelli (Jason O’Mara), celui à qui elle avait donné sa fleur lors de ses 17 printemps.

On a donc là un film pseudo-policier avec une enquête bidon menée par une héroïne sans une once charisme. Tout est téléphoné, attendu et sans le moindre rebondissement. Pire encore, l’histoire ne vaut rien entre ses personnages aux motivations d’arrivistes cupides et son milieu incohérent voir inquiétant. La police, tous des lavettes, semble n’avoir rien à foutre de la criminalité et laisse simplement une agence de chasseurs de primes, à priori pas très légale, s’occuper de faire « respecter la loi ». Et laisser une jeune femme inapte et instable partir seule à la poursuite de la mafia semble tout à fait normal. Et si au moins les acteurs y croyaient… Mais non : tous plus lamentables les uns que les autres ! Avoir un physique ne fait pas tout, bien au contraire. Et que dire de l’humour inexistant, de cette romance vide ou des scènes d’actions toujours pas trouvées ? Sans être véritablement mou ni inintéressant, le film cumule un sacré nombre de tares démontrant un je-m’en-foutisme des plus puissants. Ne même pas essayer, c’est s’assurer une bonne grosse daube bien méritée.

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